Encyclopédie Marikavel-Jean-Claude-EVEN/Encyclopaedia/Enciclopedia/Enzyklopädie/egkuklopaideia

d'ar gêr ! ***** à la maison ! ***** back home !

Noms de lieux * Anoioù lec'hioù

Noms de personnes * Anaoioù tud

Breizh

Bretagne

Bro-Dreger

Trégor

       andreger

Tréguier

 

pajenn bet digoret e Mae 2001 page ouverte en mai 2001     * forum du site Marikavel : Academia Celtica dernière intervention 26/10/2018 09:53:09

Définition : Ville de la Bretagne historique; siège de l'évêché du Trégor, au confluent du Jaudy et du Guindy

Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne"; département des Cotes d'Armor; arrondissement de Lannion; chef-lieu de canton. L'évêché du Trégor a été rattaché à celui de Saint-Brieuc et Tréguier depuis Révolution française.

Superficie : 155 ha.

Population : 3000 hab. vers 1780 (y compris le Minihy); 3008 hab. en 1859; 3611 hab. en 1878; 3125 hab. en 1886; 3059 hab. en 1970; 3257 hab. en 1978; 3718 hab. en 1979; 3400 hab. en 1985; 2961 hab. en 1991; 

Kemper ar rinier Iodi hag ar rinier Gindi e Landreger

skeudenn : Jack; Louaneg

Confluent du Jaudy et du Guindy à Tréguier

photographie : Jack; Louannec

Paroisse : cathédrale sous le vocable de saint Tudgual / Tugdual.

Istor. Histoire

        Tréguier doit son existence à un monastère breton fondé à l'époque de l'émigration bretonne dans cette partie de la Gaule armoricaine faisant alors partie du secteur sur la Manche / Mer de Bretagne, de la cité des Ossismes.

        Ce monastère a ensuite été érigé en évêché pour le Trégor.

1

Le Petit Journal

Ardamezioù Landreger . Les armoiries de Tréguier

* Ogée (vers 1780); B. Jollivet (1859) :  "Les armes de la ville dont : d'azur, à trois fleurs de lis d'or formées d'épis de blé de même, 2 et 1"

" d'azur à la nef d'argent, frappé en chef dextre d'un écusson de Penthièvre à 3 gerbes de blé, et en chef senestre des hermines de Bretagne". 

* Éditions Flohic (1998) : "datant de 1885, il succède au précédent blason de l'évêché de Tréguier. Le navire symbolise le port de Tréguier, tandis que les hermines représentent la Bretagne".

 

Tresadenn kaer-vat hag a c'heller estlammin war lein antre-veur an eskopti kozh Landreger 

Superbe dessin que l'on peut admirer en plafond du hall d'entrée de l'ancien évêché de Tréguier

 

Ardamezioù Landreger livet war ur golonenn bez Sant Erwan, en iliz-veur

(hep bezan adkemeret)

Armoiries de Tréguier peintes sur une  colonne du tombeau de Saint Yves, situé dans la cathédrale

 (Sans retouches)

Évêché de Tréguier

cliquer sur l'icône

Eskopti Landreger

ober klik war ar skeudenn

Patrimoine. Archéologie

seules les fenêtres ouvertes ont des liens actifs

La ville Ar gêr
La cathédrale saint Tugdual et le cloître Iliz-veur sant Tual hag ar c'hloastr
L'évêché An eskopti
Hôtel Dieu  
Saint Michel Sant Mikael
Pont Canada Pont Kanada

Personnes connues   Tud brudet
Saint Tugdual Sant Tual
Saint Yves Sant Erwan
Jean V, Duc de Bretagne   Yann ar Pemvet, Dug a Vreizh
Etienne-Joseph-Marie de Cillart de la Villeneuve

né à Tréguier le 12 octobre 1755

émigré; a participé au débarquement raté des royalistes à Quiberon, en 1795, en tant que sous-lieutenant dans du Dresnay. Capturé, il est condamné à Vannes le 16 thermidor AN III / lundi 3 août 1795.

  Steven-Jozef-Mari Cillart a gernevez

bet ganet e Landreger an 12t Here 1755

divroet; en eus kemeret perzh e dilestradur c'hwitet ar roueelerien e Kiberen, e 1795, evel eil-letanant e  du Dresnay. Bet tapet, eo bet kondaonet e Gwened ar 16 thermidor AN III / lun 3t Eost 1795

Amand-Mathieu-Marie de Cillart de la Villeneuve

élève de la Marine; né à Tréguier le 26 septembre 1766

émigré; a participé au débarquement raté des royalistes à Quiberon en 1795; tué lors du combat du 16 juillet 1795, à l'âge de 29 ans

  Amand-Mazhe-Mari Cillart a Gernevez

skoliad ar vorlu; bet ganet e Landreger ar 26t Gwengolo 1766

divroet; en eus kemeret perzh e dilestradur c'hwitet ar roueelerien Kiberen e 1795; bet lazhet e kerzh emgann 16t Gouere 1795, oajet a 29 bloaz

Madame TAUPIN   Itron TAUPIN
Ernest RENAN   Ernest RENAN
Anatole LE BRAZ   Anatol Ar BRAZ

Armorial * Ardamezeg

         
Amaury Jacob

alloué de Tréguier en 1594

         

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù

Jumelage avec Mondonedo. Galice

http://www.manageo.fr/fiche_info/535189005/15/cte-de-jumelage-treguier-mondonedo.html

 

 

Un dimezell Landreger, o wriadin, en hi dor.

Une jeune fille de Tréguier, cousant à sa porte.

Gustave Geffroy : La Bretagne. 1905

Statue de trégorroise ajustant sa coiffe, par Amel BEAUFILS (1882-1952)

sur le palier de l'Hôtel de Ville de Tréguier

Le monument aux Morts

Trégorroise en pleurs

Oeuvre de Francis RENAUD. 1922

Maen ar Rev Varv

Tregeriadez o c'houelan

Savet gant Francis RENAUD. 1922

i

Carte postale; Editions d'Art Yvon. 

Collection personnelle JC Even 

Étymologie

* Ogée (1780) : "En conséquence des intentions du souverain (Nominoë), on bâtit une église, qui fut nommée Lan-Treguer, nom que les habitants du pays donnent à la ville".

* Benjamin Jollivet (1859) : "Le nom de Traoun-Trecor, donné, dans les plus anciens titres, à la péninsule où est située cette ville, est, croit-on, une corruption de Traoan tri cornu, vallée des trois cornes. On remarque, en effet, en face de Tréguier, trois espèces de promontoires correspondant à trois ouvertures en forme d'angles, du côté de la ville. 

Les noms plus modernes de Lantreguer (lan tre guer) et Tréguier n'ont pas eux-mêmes d'autre signification".

* Adolphe Guillou (1913) : " ... Tréguier justifie doublement son appellation de Trécor ou tric'horn par ses 3 rivières et aussi par sa situation topographique, c'est un vrai triangle dont les côtés sont formés par le Jaudi, le Guindi et la commune de Minihy".

* Michel de La Torre (1978) : "Monastère fondé au 6è siècle par st Tugdual sous le nom de Landreger, "couvent de la vallée du trégor", nom breton de la ville.

* Bernard Tanguy (1992) : "Monasterium S. Tutuali Pabut, v. 1050; S. Pabu-Tual, 1086; Saint Pabu, fin du XIIe s.; Seintpabu, 1230; Lantreguer, 1267; Lantriguier, 1296; Landreguer, 1330; Landriguier, 1376; Lantreguier, Treguier, 1394; Lantreguer, 1441, 1468; Ploelantreguer, 1437, 1486; Ploelantreguier, 1543; Ploulan-Treguier, 1663; breton Landreger.


Augmenté en 1836 de la maison des Buttes, du faubourg de Kerfant et de la chapelle Saint-Michel au détriment du Minihy-Tréguier, le territoire de Tréguier ne s'étend que sur 155 ha. Il était sous l'Ancien Régime partagé en deux paroisses, celle de Saint-Sébastien-de-la-Rive à l'est de la cathédrale, celle de Saint-Vincent-de-1'Hôpital à l'ouest. Toutes deux étaient desservies à la cathédrale avec celle du Minihy (cf. ce nom), qui ne devint autonome qu'en 1803. L'ensemble formait la paroisse ou
ploue de Plouelantréguier ou Ploelantreguer.


En breton
Landreger, Tréguier a pour origine un établissement monastique, en vieux-breton lann, fondé à l'endroit où se joignent les rivières du Jaudy et du Guindy pour former la rivière de Tréguier. Ce monastère n'a pas, comme c'est souvent le cas, pour éponyme son fondateur, mais le pays ou pagus dans lequel il était situé, pays qui s'étendait entre le Léguer et le Leff. Le vieux-breton Trec(h)or, Trecher, son nom est formé du celtique ancien tri "trois" et corio "troupe". Correspondant aussi bien à celui, gaulois, des Tricorii, peuplade installée dans la vallée du Drac, au sud de Grenoble (Isère), qu'à celui du pays de Trigg en Cornwall — le pagus Tricurius mentionné par la Vie de saint Samson au VIIe siècle — il peut avoir été apporté par les émigrés bretons comme il peut leur être antérieur.


Si la
Vie latine de saint Brieuc, écrite au XIe siècle, prétend que le monastère fut fondé par ce saint qui l'aurait ensuite confié à son neveu Papu Tugual, celles de saint Tugdual, compilées au Xe et au XIe siècle, attribuent à celui-ci la fondation de ce qu'elles appellent constamment "le grand monastère", précisant qu'on le nomme Vallis Trecor. Si "le grand monastère" a pour correspondant breton Lanmeur, Vallis Trecor serait la traduction latine de Nant Trecor. Le vieux-breton lann aurait en ce cas remplacé le vieux-breton nant "vallée". Ce phénomène, bien connu aussi en Galles et en Cornwall, n'entraîne cependant pas habituellement la lénition de la consonne initiale du second terme du composé que l'on peut déjà observer dans la forme Landreguer en 1330.


Le nom de
Lantreguer ne se rencontre pas, semble-t-il, avant la seconde moitié du XIIIe siècle. Jusque-là, le lieu est désigné sous le nom de Saint Pabu. Si la Chronique de Nantes, compilée vers 1050, parle du "monastère de Saint Tutual Pabu", un acte de 1086 en faveur de l'abbaye du Mont-Saint-Michel donne le nom de "Hugues de Saint Pabu-Tual, évêque de Tréguier" (episcopus Trigarensis). Outre que vers la fin du XIIe siècle, la Chanson d'Aquin, texte épique en français qui raconte la conquête de la Bretagne par le roi Charlemagne, ne connaît aussi Tréguier que sous le nom de Saint Pabu, en 1230, un acte en latin du roi d'Angleterre Henri III, gratifiant le vicomte de Porhoët de deux cents marcs pour services rendus, fut dressé à Seintpabu.

Pabu est l'un des noms sous lesquels est connu saint Tugdual. Issu du vieux-breton papa "père", mais aussi "évêque", c'était un terme de déférence dont on faisait précéder le nom d'un saint personnage. Dans la seconde moitié du XL siècle, les auteurs des // et ///' Vies de saint Tugdual, se méprenant sur le terme, en ont pris argument pour faire croire que leur héros fut intronisé pape à Rome sous le nom de Léon le Breton. Le second explique même que les Bretons, qui en souvenir de cette élévation l'appellent de manière barbare saint Papbu — forme intermédiaire entre Papu et Pabu —veulent dire en fait Papa "pape".

* Éditions Flohic (1998) : "du breton tre, trois, et guer, cours d'eau, par référence aux trois rivières passant à Tréguier".

* Hervé Abalain (2000) : "Tréguier vient de Tricorii / Trechor, "trois troupes" > Trégor; Landreger : 'Lann' dénote un monastère, le monastère du (pays) de Treger".

* Jean Huchet (2007) : "Cité de saint Yves et d'Ernest Renan, elle est née d'un moine venu d'outre-Manche au VIè siècle, saint Tugdual, un des sept saints fondateurs de la Bretagne, qui installa son ermitage sur les bords du Jaudy. Le nom breton de Tréguier, Landreger, en garde le souvenir : lan désigna un lieu sacré. Cet endroit fut appelé en vieux celtique Nant Tre Gor, la vallée du Trégor, qui a donné plus tard son nom à la ville et au pays du Trégor. Sur l'étymologie de Tréguier/Trégor, diverses hypothèses coexistent. Trigari, Tricori ou Trec'hor, d'origine gauloise, se composerait de tri (trois) et de cori (troupe, armée) qu'on associe à la cohorte romaine. Mais Tricor pourrait aussi évoquer trois sommets. Une racine Tri Horn ou Tri guer découlerait, elle, de l'emplacement de la ville au confluent de trois rivières".

*********

Commentaires JCE : 

Étymologies à rejeter parce que fantaisistes : 

- Guide Vert Michelin : Trev-ker : de *trev = paroisse + *ker = maison 

Communes du canton de Tréguier Parrezioù kanton Landreger
Camlez Kamlez
Coatréven Koatreven
Langoat Langoad
Lanmérin Lanvilin
Minihy-Tréguier Ar Vinic'hi
Penvénan Pervenan
Plougrescant Plougouskant
Plouguiel Priel
Tréguier Landreger
Trézény Trezeni

Communes limitrophes de Tréguier Parrezioù tro war dro Landreger
Plouguiel / Priel Trédarzec / Tredarzeg Minihy-Tréguier / Ar Vinic'hy

Sources

- OGEE : Dictionnaire historique et géographique de Bretagne. vers 1780.

- A. MARTEVILLE et P. VARIN : continuateurs d'OGEE. 1843. Éditions régionales de l'Ouest. Mayenne. 1993.

- Benjamin JOLLIVET : Monographies des villes et villages de France. Côtes-du-Nord. Arrondissements de Lannion et Loudéac. Volume IV. 1859. Réédition Res Universis. 1990 / Rassorts Lorisse. 2002.

- Adolphe JOANNE : Département des Côtes du Nord. Hachette. 1878.

- Adolphe JOANNE : Dictionnaire des communes du département des Côtes-du-Nord. 1886. Éditions du Bastion. 1990.

- J. RIGAUD : Géographie historique des Côtes-du-Nord. Imprimerie Francisque Guyon. 1890. Réédition La Tour Gile. 1995.

- Adolphe GUILLOU : Essai historique sur Tréguier, par un Trécorrois. Imprimerie Francisque Guyon. Saint-Brieuc. 1913. Réédition Laffitte Reprints. Marseille. 1979.

- A. DAUZAT et Charles ROSTAING : Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. Librairie Guénégaud. 1963 / 1978.

- Dictionnaire MEYRAT : Dictionnaire national des communes de France. Albin Michel. 1970.

- Petit Dictionnaire Larousse Illustré. Librairie Larousse. 1979.

- Régis de SAINT-JOUAN : Dictionnaire des communes . Département des Côtes d'Armor. Éléments d'histoire et d'archéologie. Conseil Général des Côtes d'Armor. Saint-Brieuc. 1990.

- Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor. ArMen-Chasse-Marée. 1992.

- Éditions FLOHIC : Le patrimoine des communes des Côtes-d'Armor. 1998.

- Edmond REBILLE : Itinéraire littéraire en Côtes d'Armor. Coop-Breizh. 1998.

* Hervé ABALAIN : Noms de lieux bretons. Universels Gisserot. 2000. 

* Jean HUCHET, dans Ouest-France dimanche du 26 août 2007, p. 10

Liens électroniques des sites Internet traitant de Tréguier / Landreger

* lien communal : 

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

* pour les blasons de Tréguier : dessins JC Even sur logiciel Genhéral5. 

* Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3

hast buan, ma mignonig vas vite, mon petit ami

go fast, my little friend

retour en tête de page