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Noms de lieux * Anoioù lec'hioù

Noms de personnes * Anaoioù tud

Breizh

Bretagne

Bro-Wened

Pays de Vannes

  Baud * Baod  

pajenn bet digoret e 2003 page ouverte en 2003     * forum du site Marikavel : Academia Celtica  dernière mise à jour 11/04/2019 20:14:25

Définition : commune de la Bretagne historique, en Bro-Wened, évêché de Vannes.

Aujourd'hui dans la région administrative non historique dite 'de Bretagne', département du Morbihan; arrondissement de Pontivy; chef-lieu de canton, sur l'Evel et le blavet.

Superficie : 4809 ha.

Population : 5400 'communiants' vers 1780; 4814 hab. en 1970; 5137 hab. en 1979; 4713 hab. en 1996;

Armoiries; blason : "d'azur à 10 billettes d'or, disposées en 4, 3, 2, et 1".

- Éditions Flohic : "les billettes d'or représentent  les armes des seigneurs de Baud".

* JC Even : "en glazur, e zek kanochenn en aour, lakeet 4, 3, 2, 1"

Paroisse : église sous le vocable de Saint Pierre.

Histoire : corrections en cours

* Ogée (1780) : Baud; petite ville dans un vallon, sur la route de Hennebont à Pontivy et à Josselin, à 7 lieues de Vannes, son évêché; à 22 lieues de Rennes et à 4 lieues 1/3 de Hennebont, sa subdélégation. — Trois grandes routes arrivent à Baud, qui ne contient qu'une paroisse, prieuré de la dépendance de Saint-Gildas de Rhuis, qui présentait autrefois la cure, aujourd`hui à l'Ordinaire. On y compte 5400 communiants. Elle ressortit à la Cour royale de Hennebont, et relève prochement du fief de la vicomté de Rohan. M. le duc d'Eliancour [de Liancourt] est seigneur d'une partie de cette ville. Il s'y tient un marche tous les samedis et quatre foires par an. Dans plusieurs champs, sur le grand chemin qui conduit à Lominé, on trouve des pierres métalliques qui forment les unes des croix régulières, et les autres des croix de Saint-André et des sautoirs.

La plus grande partie de ce territoire est occupé par des bois et des landes, quoique les terres soient de bonne qualité. ll serait à souhaiter que les agriculteurs donnassent leurs soins à défricher cette immense étendue de terrain, dont ils ne peuvent aujourd'hui retirer aucun profit. On y remarque le château de Quinipili, avec haute, moyenne et basse-justice, situé à l'entrée de la forêt de Camprs, plantée en taillis et futaie, qui contient environ 450 arpents de terrain. [Voy. Camors.] Cette terre, qui en l400 était à Maurice de Langués-Orcez [Langueoés], passa dans la suite à la maison dc Lannion, et enfin à celle de la Rochefoucault, par le mariage du marquis de ce nom, fils de M. le duc d'Estissac, avec l'aînée de la famille de Lannion. (C'est dans la cour de ce chateau qu'on voit la statue de pierre trouvée parmi les ruines d`un ancien temple, à Bieuzy. (Voy.Bieuzy.). Il y a dans cette forêt de Camprs une espèce de colonie de bûcherons qui, depuis plus de deux cents ans, sont occupés à couper le bois, dont on fait une vente tous les quinze jours. Les seigneurs de Quinipili jouissent encore de ce privilège, qui leur fut accordé par arret du Conseil.

Les autres maisons nobles sont : les manoirs de Keraudrenou et de Kerhélic. Le premier, en 1390, appartenait à Jean de Lantivy, et le second, à Henri de Kerhélic. En 1410, le manoir de Kerouet-Brunon, au sieur de Quethbili; celui d`Elpeuvers, à Henri de Kernnars, avocat, noble; celui de Keremboher, à Jean Bels; celui de Keremboer, à Jean de la Lande; celui de Kercaud, à Jean Pourcel; celui de Tallenhoet, à Cloz Quezinet; celui de Talleran, à Olivier Coezer; celui de Squiriou, à Guillot le Brun; celui de Coliguer [de Coligner], à Jean Lancelot, à présent à M. de Cartagne [de Castagne]; celui de Kermorvan, à Henri le Brun, à présent à M. le président de Langle; celui de Perennanez, à .......; celui de Kereaestre, à Jean des Forges; celui de Clos-Vern, à Castellequello, et celui de la Villeneuve, à Jean Guidon, a présent à M. Edoison [Doison] .

Marteville et Varin (1843) : BAUD (sub invocations sanctí Petri), commune formée de l'anc. par. de ce nom, aujourd'hui cure de 2è classe. Bureau de poste et relais; chef-lieu de perception, bureau d'enrcgistrement et des domaines. — Brigade de gendarmerie. — Limit. : N. Plumeliau; E. Plumelin. Guénin; S. Camor; O. le Blavet., Languidic. — Princip. vill. : Saint-Thuriau, Kercadre, Saint-Adrien, le Govero; Kervertin, Bas-Bourron, Kercouder, Kerdrolo, Kerallaíu, Kerosse, Rimaíson, Saint-Barthélémy, Jugon, Kernégant. — Snperf. tot. 6.990 hect. 02 a. 911 c., dont les princip. divis. sont : ter. lab. 2711; prés et pât. 763; verg. et jard. 203; marais 8; taillis 502; futaies 37; chataign. 13; landes et incultes 2386; sup. des prop. bât. 45; cont. non imp. 133. — Moulins à vent du Roffol, Kerbizio, Kernaud,; à eau du Roffol, de Kernars, de Saint-Adrien, Kermorvan, Kerhuilic, Pennmané, Kerdehel, Quinipily. — Etangs de Kernaud et de Quinipily. — Ecluses, sur le Blavet, de Sainte-Barbe, Trémorin, Saint-Adrien, Talhouet et Tréblavet. Il y avait autrefois quatorze chapelles. Celles de Craan, Saint-Yves, la Madelaine et le Prieuré, ont été détruites pendant la révolution. Dans celles de Saint-Adrien, Saint-Mandé, Saint-Séverin, Saint-Fiacre, Saint-Corentin et Saint-Thuriau, on célèbre la grand'messe une fois par an, le dimanche qui suit leur fête patronale; on dit la messe tous les dimanches à celles de Saint-Julien et de Saint-Barthélémy; enfin, les deux chapelles de Boutton et de Loposcoscoat alternent chaque dimanche. Toutes, à l'exception de Saint-Adrien, sont d'un construction non remarquable. —

Dans la ville, près de l'église paroissiale, qui n'est pas ancienne, il y a aussi la hapelle Notre-Dame-de-la-Clarté, dont la fête se célèbre le 2 juillet. Beaucoup de pélerins la fréquentent, et l'on estime à 5.000 fr. les offrandes qui y sont faites annuellement. Notre-Dame-de-la-Clarté doit être de la fin du XVè siècle; il y a une. — Ogée a omis de citer le château de Kermorvan, qui est encore en assez bon état de conservation, qui a été construit, selon toute apparence, vers la fin du XVIè siècle. Quant à celui de Quinipily, il fut vendu en 1795, et l'acquéreurle démolit pour en vendre les matériaux. Ce manoir était singulièrement bâti : ses murs d'enclos imitaient les fortifications, et des deux côtés de la porte principale, il y avait encore, en 1789, deux vieux canons de fer sans affuts. — Baud ressortissait de Ploërmel, et non de Hennebont, et relevait, non de la vicomté de Rohan, mais du roi. — Quinipily passa aux seigneurs d'Arradon avant d'être à la maison de Lannion. —

Les pierres métalliques dont parle Ogéee s'appellent dans le pays menn croexz, ou pierre de croix, et sont des staurotides; elles se trouvent à une lieue un quart de la ville, au bas d'un profond ravin planté de futaies, attenant au vieux manoir de Coët-Ligny. Un petit ruisseau qui coule en cet endroit dépose ces staurotides sur le sable doré qui forme son lit. Il y a quelques années, on en découvrit beaucoup dans une carrière quartzeuse que l'on ouvrit ptès de ce lieu; maintenant, on s'en procure très difficilement.

— La Vénus de Quinipily, dont Ogée parle avec plus de détails à l'article Bieuzy, étant actuellement dans la cour de Quinipily, nous croyons qu'il convient de s'en occuper ici. Cette statue, qui a fixé l'attention de tous nos antiquaires, est due, selon l'abbé Mahé, à la sculpture des Vénètes; selon d'autres, à celle des Romains; selon M. de Penhouet enfin, aux Egyptiens. Quoi qu'il en soit, c'est un antique des plus remarquables; et si l'on ne veut pas admettre que les inscriptions aient été fabriquées, il faut la faire remonter à 49 ans avant J.-C., sous les consuls Claudius et Lucius Cornelius Lentulus. C'est un monolithe ayant 2m20 de hauteur, et portant une coiffure dont les deux ailes pendent par derrière, et qui forme un bandeau, sur lequel on lit le mot lit ou Lit. Cette inscription, non expliquée jusqu'à ce jour, servait de base principale à M. de Penhouet, qui voulait y lire Isis, et qui soutenait, avec raison, que cette coiffure était d'un style égyptien. — Au bas de la statue est une pierre creusée en forme d'auge, et d'une contenance de 28 à 30 hectolitres. — Sur la face antérieure du piedestal on lit : C. Caesar Gallia tota - Subacta dictatoris - Nomine inde capto - Britanniam transgressus- Non se ipsum tantum - Sud patriam victor coronavit. — Sur le côté qui est à droite de la déesse on lit : Veneri victrici - Vota C I C — Sur la face opposée : Venus Armoricorum oraculum duce Julio C. C. Claudio Marcello et L. Cornelio Lentulo cos. ab V.C.DCCV.

— Ceux qui ne pensent pas que l'on puisse attribuer cette statue à César font remarquer qu'il ne dut pas se donner lui-même les éloges contenues dans la première de ces inscritions, et que, d'un autre côté, il eût confié l'exécution de la Vénus à un habile statuaire; or, rien n'est plus brut que cette oeuvre. — Mais ne peut-on l'attribuer aux consuls dont on lit les noms sur la dernière inscription ? — Le nom breton de la Vénus de Quinipily est Groa-Hoart, ce qui signifie en français la vieille couarde. L'abbé Mahé l'appelle Groueg-Houarn (femme de fer). La notice suivant, que nous communique M. Gault, et qui est extraite des archives de Quinipily, donne raison à la première de ces opinions. "Sur une petite montagne entourée de la rivière du Blavet, près le pont de Saint-Nicolas, paroisse de Bîeuzy, il y avait une statue antique grossièrement taillée, qui représentait une grosse femme d'environ sept pieds de hauteur. Le vulgaire l'appelait en breton Groa-Hoart, qui veut dire en français la vieille Couarde. Il y avait auprès de cette statue une fort belle pierre en bassin, ce qui fait croire que les anciens ont fait des sacrifices en ce lieu à quelqu'une de leurs divinités représentée par cette statue . Le peuple avait la plus grande vénération pour elle : on l'invoquait pour la goutte, les rhumatismes et autres maladies; on faisait toucher les parties malades à cette statue; les femmes relevant de couches allaient prendre un bain dans le bassin; les filles qui avaient envie de se marier lui faisaient leur offrande d'une manière très-indécente — En 1671, il y eut une mission à Baud; les missionnaires, qui apprirent les abus qui se commettaient, prièrent Claude de Lannion de les faire cesser, en faisant renverser cette statue dans la rivière. Claude de Lannion se rendit sur les lieux, et la fit, par ses domestiques, renverser dans la rivère — Des pluies abondantes étant survenues, le peuple attribua ce fléau à la chute de leur déesse; ils s'assemblèrent, la relevèrent de la rivière, et la remirent en place. — Mgr de Rosmadec, évêque de Vannes, instruit de ce rétablissement de la Groa-Hoart, pria M. le comte de Lannion de la faire mettre en pièces pour faire cesser entièrement le désordre. Pierre, comte de Lannion, y envoya ses domestiques et des maçons; mais ces derniers, intimidés par le peuple du voisinage, se contentèrent de lui entamer un bras, et de la renverser dans la rivière. Pierre, comte de Lannion, fit ensuite tirer de l'eau cette statue mutilée, et la fit retailler, pour lui oter les attitudes indécentes dont le sculpteur l'avait ornée, et la fit porter a son château de Quinipiily. — M. le duc de Rohan prétendit que cette statue avait été prise dans l'enclave de sa seigneurie; il en demanda le retablissement. M. de Lannion acheta, le 5 juin 1698 (1696), moyennant 28 liv., cette statue d`avec le propriétaire de la métairie sur laquelle était cette statue, laquelle metaîrie se nomme la métairie Couarde. — M. le duc de Rohan s`opposa à l'enlèvement du bassin, et ce ne fut qu'après le jugement du Parlement de Rennes, du 21 janvier 1701. que M. le comte de Lannion fut paisible possesseur de la statue et du bassin. — On employa quarante paires de bœufs pour trainer le bassin à Quinipily". — Une quatrième inscription, qui n'a pas été rapportée par l'abbé Mahé, et qui résume ce qui précède, est sur la quatrième face du piédestal; elle est ainsi conçue : Comes de Lanion paganorum hoc numen populi huc usque venerabile superstitioni eripuit idemque hoc in loco collocari jussit, anno 1686. —

En sortant de Baud par la route de Rennes, à gauche, on trouve une fontaine où les pèIerins, apres avoir adresse leurs prières a Notre-Dame-de-Clarté, vont se laver les yeux. Ils boivent ensuite un peu de l'eau de cette fontaine, puis s'en jettent dans les manches. — Un peu plus loin, à droite, est une autre fontaine dédiée à Saint-Mamers. Les mères vont y faire tremper les chemises et les vêtements de leurs enfants, quand ils ont des coliques. —- Enfin, au milieu de la chapelle Saint-Adrien, il y a un trou dans lequel sont plusieurs cailloux. Pendant toute la journée de la fête patronale, les femmes vont se frotter le ventre avec ces eailloux, puis vont boire de l'eau d`une fontaine voisine. Cette cérémonie a pour but de les garantir de la colique. — ll y a en Baud une mine de plomb sulfuré qui a été concédée, mais qui n'est pas encore exploitée. — L'amiral de T....., qui fut mis hors la loi après la prise de Toulon, sous la République, etait né dans le chateau de Coët-Ligny, dont il est parlé plus haut. — En 1795, il seforma dans cette commune un corps de cavalerie royaliste. Cette ville fut alors désignée pour point de réunion aux bandes qui, lors de l'expédition de Quiberon, devaient prendre Hoche à revers. — Foires : le dernier samedi de janvier, le deuxième samedi de carême, la veille du dimanche des Rameaux, la veille de la Quasimodo, le premier samedi de juin, le premier samedi de juillet, le premier samedi de septembre. le troisième mercredi de novembre, le 29 octobre. — Assemblée à Notre-l)ame'de-Clarté le 2 juillet; marchés les mardis. — Géologie : granite; schîste micacé alternant avec le granite; gisements de plomb sulfuré. - On parle le breton.

(Cet article était pret à imprimer quand M. Moët de la Forte-Maison nous a remis la notice suivante, qui nous a paru de la plus grande importance.)

M. de Penhouet, dans un petit opuscule qu'il a fait paraître sur la fin de ses jours, disserte de nouveau sur la statue de Quinipily. ll fait remarquer qu'elle a dû être érigée par des troupes mauresques au service de l'empire, et qui ne sont jamais retournées dans leur patrie, même lors de l'évacuation du pays par les magistrats romains. ll est de fait certain que cette statue, de l'époque romaine, comme l'indiquent les trois lettres en relief quí se trouvent sur son front, a un aspect tout oriental, malgré le changement que lui a fait subir le comte de Lannion en la faisant retoucher, pour lui oter certains attributs qui lui semblaient indécents, et qu'il est permis de croire avoir été une gorge trop saillante. C'est sur une bandelette qui ceint son front à la manière des orientaux que se trouvent ces trois lettres qui forment le nom de la déesse, LIT, l'une des divinités arabes dont il est fait mention en ces termes dans le Koran : « Que vous semble de Lit (1) et d'Al-Ozza ? et de cette autre idole Menat? Aurez-vous des fils ? et Dieu des filles ?" Les Arabes du temps de Mahomet disaient que les anges et les autres divinités subalternes étaient les filles de Dieu. "Ce partage n'est pas juste. Au reste, ce ne sont que des noms; et c'est vous et vos pères qui les avez nommées ainsi... » (Al Koran, chapitre LIII, v. 19 et suiv.)

Lit était, comme on le voit. une divinité arabe du sexe féminin; et son nom, suivant toute apparence, implique l'idée de la déesse des mystères, des prestiges et de la nuit. ll est vrai que des auteurs modernes, qui cependant ne connaissaient pas le passage du Koran, non plus que M. de Penhouet, ont prétendu qu'il n'y avait point LIT sur le front de la déesse, mais IIT. Si nous n'avions vu la statue, nous aurions pu nous souvenir que du temps de l'amiral Thevenard, qui a parlé de cette idole, le mot LIT était intact; car l'amiral n'a pas lu autre chose, et M. de Penhouet aurait pu le rappeler avec avantage; mais, après nous étre rendu sur les lieux avec un habile paléographe de nos amis, M. A. de Courson, et ne voyant en effet que IIT, nous avons demandé une échelle, et nous avons reconnu que le crochet de l'L avait été cassé. Tout autre que nous reconnaîtra ce que nous affirmons ici, parce que les contours de la lettre existent toujours.

Nous ne parlerons pas des inscriptions fastueuses que porte le piédestal de la statue, parce qu'il est généralement admis qu'il faut les attríbuer au comte de Lannion, et qu'il n'y a réellement d'authentique que la statue; mais nous avons besoin d'ajouter quelques éclaircissements sur le nom du lieu de la Couarde où cette idole mauro-romaine était encore en 1696. Cette statue était donc au prieuré de la Couarde, commune de Bieuzy, sur un memelon contourné par le Blavet, et qui était anciennement une station militaire romaine dont on conserva le souvenir en lui donnant, au Moyen Age, le nom de la Garde, en ancien breton ar C'ward, d'où le latin barbare Goarda que porte le titre de fondation. On disait en ancien français Warde reube, garde-robe, la Warde, pour la garde; et le breton prononçait de même, si ce n'est qu'il faisait usage du C' guttural qui lui est propre. — La métairie voisine porte encore lc nom de la Couarde, et la statue fut appelée, pour cette raison, Groac'h ar Couard, la Vieille, la Sorcière de la Garde.

Moet de la Forte-Maison

(1) La plupart des traducteurs rendent ordinairement ce mot par Lat et Let, parce que les consonnes ont seules une valeur bien déterminée chez les Orientaux. S'il ne s'agissait que de la statue de Quinipily, inconnue aux savants etrangers à a Bretagne, nous pouttions dire ici que la prononciation de ce nom n'est peut-être qu'une question de temps et une question de lieu, puisque cette statue est bien antérieure à Mahomet; mais voici ce que nous lisons à l'article Ilith, dans le tome 54è de la biogr. univ. anc. et mod.; et cependant l'auteur et Creuzer n'avaient point connaissance de la statue du Morbihan :

"Ilith ou Ilithye, haute divinité de la Grèce asianisante, se prend pour la déesse des accoucbements : mais dans la réalité s'elève au role de nuit primitive, de grande fécondatrice, de mère des êtres. Cette déesse n'étant point d'origine grecque, Creuzer a eu raison de penser que c'était à tort qu'on cherchait l'étymologie de ce nom dans le grec. ll a vu plus juste en le rapprochant de Lilith, Alilat,Mylilta, ces mystérieuses divinités babyloniennes et arabes, dont le nom (le même au fond) implique les idées de nuit et d'enfantement. Toutes deux, la dernière surtout, conviennent à Ilithye. On eût pu ajouter que Latone, qui, pour la conception fondamentale, est bien la même qu'Ilithye, n'en diffère pas non plus quant au nom (Latona, Latw, Letw, en grec commun : ajoutez que Let... se prononce Lit...)".

Est-il besoin d'ajouter a ce qui précède que ce culte mauresque avait passé avec sa superstition dans les moeurs locales, puisque l'on voit, à treize cents ans de l'époque où la statue fut érigée, le pouvoir civil intervenir pour faire cesser les scandaleuscs ablutions des femmes chrétiennes dans le bassin qui était aux pieds de Lit ?

Patrimoine. Archéologie

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La ville Ar gêr
Église Saint Pierre Iliz sant Per
Allée couverte du Prioldi Kern ar Prioldi
Vénus de Quinipily Gwener Kenec'h Pili
Chapelle Notre Dame de la Clarté Chapel Itron Varia an Druez
Chapelle Saint Jacques Chapel sant Jakez
Calvaire de Tenuel Kalvar tenuel
Chateau de la Villeneuve Kastell Kernevez

Étymologie

- Éditions Flohic (1996) : "il (le nom) viendrait du terme breton bod, indiquant un rassemblement, une concentration, qui désignerait ici la position de la ville à un carrefour important. Une seconde hypothèse voit dans Baud un anthroponyme du fondateur de la paroisse primitive, ainsi que peut le laisser supposer les dédicaces secondaires de Keralbaud et Léhenvaud, à quatre kilomètres du bourg, dérivés de ce même nom".

Personnes connues Tud brudet
Alexis LE LOUER
Vincent CORBEL du SQUIRIO
Constantin LE PRIOL

Armorial * Ardamezeg

         
  Fabri        
  originaires de Toscane

seigneurs de Bonnepart, en Theix

"d'azur à la bande d'or chargée d'une rose de gueules, accompagnée de deux étoiles d'or"

"en glazur e sourin en aour karget gant ur rozenn en gwad, eilet gant div steredenn en aour"

1484; 1513; 1558; 1561; 1570

un élu de la paroisse de Baud en 1513

       

Vie associative Buhez dre ar gevredadou
Conservatoire régional de la carte postale  

Communes du canton de Baud Parrezioù kanton Baod
Baud Baod
Bieuzy les Eaux

Bieuzhi-an-Dour *** Bihui en Deur

Guénin    
Melrand    
Pluméliau    
Saint Barthélémy    

Communes limitrophes de Baud Parrezioù tro war dro Baod
St-Barthélémy Guénin Pluvigner Camors Quistinic

Sources; Bibliographie :

* OGEE : Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne; vers 1780; 

* A. MARTEVILLE et P. VARIN, continuateurs et correcteurs d'Ogée. 1843.

* M.N BOUILLET : Dictionnaire universel d'histoire et de géographie. L. Hachette et Cie. Paris. 1863.

* Éditions ALBIN-MICHEL : Dictionnaire Meyrat. Dictionnaire national des communes de France. 1970.

* Petit Larousse Illustré. 1979.

* Éditions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Morbihan; 1996 

Liens électroniques des autres sites traitant de Baud / Baod :

* lien communal : 

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

* Autres pages de l'encyclopédie Marikavel.org pouvant être liées à la présente :

http://marikavel.org/heraldique/bretagne-familles/accueil.htm

http://marikavel.org/broceliande/broceliande.htm

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

* sauf indication contraire, l'ensemble des blasons figurant sur cette page ont été dessinés pat J.C Even, sur bases de GenHerald 5.

* Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3

hast buan, ma mignonig, karantez vras am eus evidout vas vite, mon petit ami, je t'aime beaucoup

go fast, my little friend, I love you very much

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