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Noms de lieux * Anoioù lec'hioù

Noms de personnes * Anaoioù tud

Breizh

Bretagne

 

Bro-Wened

Pays de Vannes

 

Bieuzy-les-Eaux

Bieuzhi-an-Dour

Bihui en Deur

 

pajenn bet digoret e 2003  page ouverte en 2003     forum du site Marikavel : Academia Celtica dernière mise à jour 15/07/2019 20:06:35

Définition : commune de la Bretagne historique, en Bro-Wened, évêché de Vannes.

Aujourd'hui dans la région administrative non hstorique dite 'de Bretagne', département du Morbihan; arrondissement de Pontivy; canton de Baud; sur le Blavet.

Superficie : 1812 ha. (1898 ha. cf Delattre ?)

Population : 1500 'communiants' vers 1780, y compris ceux de Castennec;  1281 hab. en 1891; 923 hab. en 1968; 842 hab. en 1982; 814 hab. en 1996; 708 hab. en 1999; 

Blason; logo : en attente.

Paroisse : église sous le vocable de Notre Dame

Histoire :

* Ogée (1780) : Bieuzy, sur une hauteur; à 8 lieues 1/2 au N.-N.-O. de Vannes, son évêché; à 21 lieues 1/4 de Rennes, et à 3 lieies de Pontivy, sa subdélégation. Cette paroisse, dont la cure est à l'Ordinaire, ressortit au siège royal de Ploërmel. On y compte, y compris ceux de Castenec, sa trève, 1500 communiants. M. le duc de Rohan en est le seigneur. ll s`y exerce trois hautes-justices. Ce territoire renferme beaucoup de landes, des terres cultivées et de bons pâturages. C'est un pays couvert.

Dans cette paroisse, sur la rivière de Blavet, on voit des vestiges d'un ancien temple consacre à Vénus. Cest parmi les ruines de ce temple qu'on trouva la statue gigantesque qu'on voit aujourd`hui dans la cour du château de Quinipily. Les habitants de la campagne avaient tant de vénération pour elle, qu`ils lui rendaient le culte le plus assidu. Les évêques, voulant abolir ces criminelles pratiques, prièrent, dans le XVl° siècle, le seigneur dc Lannion, gouverneur des villes de Vannes et d'Auray, de la faire transporter à son chateau de Quinipily. Ce seigneur, à qui elle n'appartenait pas, l`acheta du possesseur, et envoya ses vassaux la chercher. Ceux-ci trouvèrent, en arrivant au temple, une troupe de paysans qui s'opposèrent à l'enlèvement de cette idole. Il fallut en venir aux mains pour decider lequel des deux partis la posséderait. La victoire demeura à ceux de Quinipity, qui transportèrent cette statue au cjâteau de leur seigneur, ou elle fut placée dans la cour. Les gens de la campagne étaient si persuadés de sa puissance, qu'ils allaient en secret lui rendre leurs hommages et lui faire des offrandes à Quinipily. ll n'y a pas encore cinq ans qu`on trouva des pièces de monnaie dans une espèce de bassin qui est devant elle. Sur sa tête sont écrits ces deux mots bretons : Groa hoarne, qui signifient bonne femme. Si l'on fait attention à sa grosseur et à son poids, on a peine à concevoir comment on a pu la transporter ou elle est actuellement. Cette statue a causé entre les maisons de Lannion et de Rohan un procès dont on ignore la décision.

On remarque dans le territoire de Bieuzy la maison noble de Rimaison *, appartenant, en 1430, à Jean Frondan.

* Marteville et Varin (1843) : BIEUZY (ecclesia de Beotio, sous l'invocation de saint Bîeuzy, dit sanctus Bilci), commune formée de l'anc. par. de ce nom; aujourd'hui succursale. — Limit. : N. Guern; E. et S. le Blavet; O. Melrand. — Princip. vill. : Kercadoret, Tréhouin, Lecouet, Kerdanet, Kertanguy, le Divit, Keroc'h, Kerauten, le Resto Kersulan, Kergoff, Coëtmenan, le Pradigo, Kerengart, le Priody, Motte-d'en-Haut, le Lery. — Superf. tot. 2258 hect. 16 a. 26 c., dont les princip. divis. sont : ter. lab. 1056: prés et pât. 2?9; bois 311; verg. et jard. 51; landes et incultes 784; sup. des prop. bat. 14; cont. non imp. 69; moulins à eau de Rimaison, de Saint-Nicolas (pont sur le Blavet); à vent, dit Vieux-Moulin. On a voulu, pour servir l'opinion de M. de Penhouet, qui voyait dans la statue de Quinipily (voy. Baud), une Isis pleurant sur le tombeau d'Osiris, faire dériver Bieuzy de Bée-Isi, tombeau d'Isis; mais cette opinion est totalement réfutée par celle de M. Moet. lÿailleurs, la vie des saints de Bretagne nous apprend que saint Bieuzy donna son nom à la paroisse dans le VIè siècle, et qu'il venait d'un autre pays. En effet, Bieuzy était d'abord une trève de Melrand, et a porté long-temps le nom de Notre-Dame-de-Bonne-Fontaine. La nef de l'église est fort ancienne, et semble remonter jusqu'à l'époque susdite. On y voit de superbes vitraux récemment réparés, et qui représentent la passion. — ll y a cinq chapelles : Saint-Jean, Saint-Samson, la Vraie-Croix, la Trinité, enfin Saint-Gildas, que la tradition rapporte avoir été l'ermitage où vécurent ce saint et son disciple, saint Bieuzy. Cette chapelle est en partie taillée dans le roc, et du centre même sort une source abondante que recouvre un fragment de rocher. Elle avait été presque abandonnée, quand en l'a restaurée en 1837. — A peu de distance de la est la Pierre sonnante : c'est une pierre fort dure, et qui donne à la percussion un son imitant celui de l'airain. On dit que saint Gildas et saint Bieuzy s'en servaicnt pour appeler les fidèles à la prière. Aujourd'hui l'on célèbre cinq fois par an l'office à Saint-Gildas, et la pierre sonnante sert encore de cloche. — Le nord de la commune est fertile; le centre et les parties qui avoisinent Guern et Melrand le sont peu. — Les cultivateurs se livrent beaueoup à l'élève des bestiaux. — A l'endroit où le Blavet, se repliant sur son cours, forme une presqu'íle dont l'entrée a tout au plus 150m d'ouverture, les Romains avaient bâti le camp de la Garde, origine clu nom de la Couarde, qui a si longtemps trompé les antiquaires, et sur l'emplacement duquel existait jadis la fameuse statue de Quinipily (1). Une voie romaine passe très-près de là, et vient aboutir au pont de Sain Nicolas. Le village de Castennec, autrefois Castelnoez, Château Nu, bâti sur la colline de ce nom, se liait aussi avec le camp de la Garde, qui certes n'était rien moins qu'un temple de Venus, ainsi que l'a dit Ogée. — Tous ces environs sont, au reste, couverts de debris romains; et le monticule qu'on appelle encore le château de Kerven entre Bieuzy et Melrand, renferme beaucoup de briques de cette époque. — Rimaison, actuellement détruit, présente les restes splendides d`une architecture ancienne et des sculptures taillées dans le granite. — Au nord du bourg, sur une lande appelée Cohslodic, se voit un fort beau dolmen, et sur les bords du Blavet il y a un remarquable peulven. — ll y a assemblée le dimanche après l'Ascension et le 24 novembre. — En 1795, un ancien religieux de l'abbaye de Lanvaux avait été saisi par une bande qui lui demandait 10,000 fr. pour sa rançon. Ce religieux fit une quête dans les villages de Bieuzy, et réuni, en peu de temps 6,000 fr., moyennant lesquels il recouvra la liberté. -- Géologie : terrain graitique entre le bourg et le Blavet. — On parle le breton..

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(1) Nous avons reçu de M. L...., de Bieuzy, une notice tout-à-fait intéressante, qui confirme en un point l'opinion de M. Moet sur la statue de Quinipily, et surtout sur l'étymologie du nom de la Couarde. En effet, les premiers chrétiens avaient établi près de la Venus une chapelle dite Notre-Dame-de-la-Garde. La personne qui nous a transmis cette note n'avait aucune connaissance de celle de M. Moet.

— D'un autre côte, pour compléter ce que nous avons dit sur la statue de Quinipily, il nous reste à mentionner les observations curieuses publiées par M. de Penhouet, en 1834. Cet antiqnaire a prétendu que deux statues qui sont actuellement à Locminé, étaient jadis près de celle de la déesse : en effetn, il y a entre celles-ci et la première une parfaite identite de travail. L'une d'elles tient une massue de la main gauche, l'autre tient la sienne de la main droite; ce qui représente assez bien un gardien de gauche et un de droite. Toutes trois s'appuient, quoique debout. sur un socle qui ne dépasse pas les cuisses. La poitrine des deux statues de Locminé supporte une plaque carrée sur laquelle on lit : Vim patitur - si vis vincare disce pati.

Ce rapprochement, a été l'objet de vives dénégations : on a dit que ces deux statues étaient des cariatides du château de Langueoes, et que cette inscription était la devise de la famille de ce nom; mais, si l'on veut se souvenir que Langueoes était passé à la maison de Lannion (voy. Baud), et que ce fut le comte de Lannion qui détruisít et dispersa le monument. de Bieuzy, l'on ne s'étonnera pas que ces deux statues aient été utilisées par lui dans son château de Langueoès. — D'un autre côté, on a fait remarquer que l'inscription Lit, de la Vénus, est faite en relief, et que s'il y a eu quelque inscription sur les plaques carrées qui couvrent la poitrine des statues de Locminé, elle devait être également en relief. Mais les inscriptions qui existent, et qui sont en creux, ont pu être faites après coup, c'est-à-dire après qu'on a eu préalablement enlevé celles qui auraient existé antérieurement; des lors ce fait n'infirme et ne contredit rien. — Une borne miliaîre, observée par M. de Penhouet, mais qui est actuellement en partie détruite, était aussi non loin de la statue. L'inscription qu'elle portait confirme la présence des troupes maures en cette partie de la Bretagne, et justifie de plus en plus l'opinion de M. Moet sur la Venus. Voici cette inscription telle que M. de Penhouet l'a lue : IMP. CAES. C. VIBIO. TREBONI ANO C. XII. V. F. AVGVS. IMP. CAES. C. XIII. T. D. V. MOROROM..... ANO III. A. V. C.; ce qui, selon cet antiquaire, signifierait : "Les cohortes XII et XIII ont dédié le 5è terme des Maures à l'empereur Caius Vibius Tribonianus, victorieux, heureux, trois fois Auguste" — Si M. de Penhouet a bien observé les fragments de cette borne, la traduction qu'il donne de l'inscription nous semble fort admissible, à cela près que généralement la légion se composait de dix cohortes; mais la légion maureen avait peut-être un plus grand nombre.

* Daniel Delattre : "La paroisse faisait partie du doyenné de Kemenet-Guégant"

" la seigneurie  de Rimaison était citée dès le XIè siècle. Le château fut ruiné en 1794".

Archéologie. Patrimoine :

seules les fenêtres ouvertes (blanches) ont des liens actifs.

le bourg ar bourg
Église Notre Dame Iliz Itron Varia
Castennec Kesteneg
Dolmen de Kermabon Dolmen Kermabon
Quinipily Kinipili
Ermitage saint Gildas Peniti sant Gweltaz
Chapelle saint Jean Chapel sant Yann
Chapelle saint Samson Chapel sant Samzun
Chapelle de la Vraie Croix Chapel ar Wir Groaz
Chapelle de la Trinité, à Castennec Chapel an Drinded, er Gistinig
Chapelle saint Gildas Chapel sant Gweltaz
La Pierre sonnante Ar Maen Son
Château de Rimaison (en ruines en 1860) Kastell Rimezon ( o vont en e boull e 1860)
Château de Kerven  
Fontaine saint Bieuzy Feunteun sant Bihi
Moulin à farine de Rimaison

arrêté vers 1960

Milin bleud rimezon

aet da goll war c'houlz 1960

Étymologie

* Ogée (1780) : Bieuzy.

* Marteville et Varin (1843) : " Ecclesia de Beotio, sous l'invocation de Saint Bieuzy, dit Sanctus Bilci".

"On a voulu, pour servir l'opinion de M. de Penhouet, qui voyait dans la statue de Quinipily (voy. Baud) une Isis pleurant sur le tombeau d'Osiris, faire dériver Bieuzy de Bée-Isis, tombeau d'Isis; mais cette opinion est totalement réfutée par celle de M. Moët. D'ailleurs, la vie des saints de Bretagne nous apprend que saint Bieuzy donna son nom à la paroisse dans le VIè siècle, et qu'il venait d'un autre pays".

* Erwan Vallerie (1995) : "Sanctus Bilci, 1125; Beuzi, 1288; Beisi, 1314; Biuzy, c. 1330; Beusy, 1373; Beusi, 1387; Beusy, 1516; Buzic, 1630"

* Editions Flohic (1996) : "La paroisse - anciennement Saint-Bilce - tiendrait son nom de saint Bieuzy, disciple de saint Gildas. Au VIè siècle, tous deux séjournent dans une grotte sur les bords deu Blavet. Si la seconde partie du nom, les Eaux, semble évoquer l'eau dont Bieuzy se servait pour guérir la rage, on peut y voir aussi un culte des eaux gallo-romain voire de l'antique Sulis ou Sulim".

* Hervé Abaain (2000) : " Sanctus Bilci en 1125, Beuzi en 1288, de saint Bieuzi ou Bihui disciple de saint Gildas, qui vécut au VIè siècle; cf. Bieuzi-Lanvaux, et Saint-Bihy, 22; Beuzy > *Budi A.D))

* Daniel Delattre (2004) : "Beuzy et Buzy au XVè";

Personnes connues  Tud brudet
   

Armorial * Ardamezeg

           
           
           

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù
Jumelage avec Meyrals en Dordogne

http://www.meyrals.com/

Bihui kevellet gant Meyrals, e bro an Dordogne

http://www.meyrals.com/

 

Communes du canton de Baud Kumunioù kanton Baod
Baud Baod
Bieuzy-les-Eaux Bieuzhi-an-Dour / Bihui en Deur
Guénin    
Melrand    
Pluméliau    
Saint-Barthélémy    

Communes limitrophes de Bieuzy Parrezioù tro war dro Bieuzhi-an-Dour / Bihui en Deur
Guern Le Sourn   Plumeliau Melrand

Sources; Bibliographie :

* OGEE : Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne; vers 1780; 

* A. MARTEVILLE et P. VARIN, vérificateurs et correcteurs d'Ogée. 1843.

*Adolphe JOANNE : Géographie du Morbihan. Hachette. 1888.

* Albert DAUZAT & Charles ROSTAING : Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. Larousse, 1963; Guénégaud, 1978.

* Dictionnaire MEYRAT : Dictionnaire national des communes de France. (année 1968). Editions Albin-Michel Paris. 1970

* Jean-Yves LE MOING : Les noms de lieux bretons de Haute Bretagne. Coop Breizh. 1990

* Erwan VALLERIE : Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez * Corpus * Traité de toponymie historique de la Bretagne. An Here. 1995

* Michel FROGER et Michel PRESSENSE : Armorial des communes du Morbihan. 1999

* Edition FLOHIC : Le Patrimoine des communes du Morbihan. 1996

* Hervé ABALAIN : Les noms de lieux bretons. Les universels Gisserot. 2000

* Daniel DELATTRE : Le Morbihan; les 261 communes. Editions Delattre. 2004

* Pol POTIER de COURCY : Nobiliaire et armorial de Bretagne. 1890. Editions des Régionalismes. 2011 / 2015

* AL LIAMM : Nouveau Dictionnaire Breton / Français; Français / Breton. 2014

* Bernard RIO : Le livre des saints bretons. Editions Ouest-France. 2016

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* Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3

hast buan, ma mignonig, karantez vras am eus evidout vas vite, mon petit ami, je t'aime beaucoup

go fast, my little friend, I love you very much

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