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Noms de lieux * Anoioù lec'hioù

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Breizh

Bretagne

Bro Roazhon

Pays de Rennes

Roazhon

Rennes

  Champeaux

Chaunpéaus

*Kampell

 

pajenn bet digoret an 23.01.2008 page ouverte le 23.01.2008

* forum du site Marikavel : Academia Celtica 

dernière mise à jour 11/10/2017 20:50:07

Définition : commune de la Bretagne historique, en Pays de Rennes / Bro Roazhon; évêché de Rennes.

Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département d'Ille et Vilaine, arrondissement de Rennes; canton de Vitré-Ouest; sur la Cantache et le Palet.

Superficie : 983 ha.

Population : 600 'communiants' vers 1780; 497 hab. en 1881; 322 hab. en 1968; 329 hab. en 1982; 420 hab. en 1999; 

Armoiries; blason; logo :

* Daniel Delattre (2004) : "d'or à deux jumelles d'azur, accompagnées en chef d'un lambel de gueules"

* Michel Froger et Mochel Pressensé (2008) : "d'or à une jumelle ondée d'azur surmontés d'un lambel de gueules de trois pendants" Armes de la famille de Champéaux (sceau de 1349)

JC Even : "en aour e eilienn kommek en glazur, leinet gant un drailhenn en gwad a deir pastell"

Paroisse : église sous le vocable de sainte Madeleine. 

Histoire :

* Ogée (vers 1780) : Champeaux; dans un fond, à peu de distance de la Vilaine; à 6 1ieues 1/4 à l'E.-N.-E de Rennes, son évêché et son ressort, et à 1 1ieue 2/3 de Vitré, sa subdélégation. On y compte 600 communiants. La cure est présentée par M. de Châteaugiron, seigneur de cette paroisse. Son territoire, coupé de coteaux, de vallons, et couvert de bois, renferme des terres excellentes, de bonnes prairies et des arbres à fruits pour le cidre. La forêt du Prince joint cette paroisse. Le château d'Épinay, haute, moyenne et basse-justice, avec titre de marquisat, est la maison seigneuriale de Champeaux. Cette maison est une des plus illustres de la province, par son antiquité, ses alliances, et les grands hommes qu'elle a produits. Elle tire son nom du château de Champeaux, qui est très-beau et assez bien fortifié. Le premier de cette famille que nous connaissions dans l'histoire fut chanoine de l'église cathédrale de Rennes. Il avait part aux distributions, et, dans le chœur de cette église, sa place était marquée vis-à-vis celle de l'évêque. On voit dans Augustin Dupaz, le Laboureur, et plusieurs autres écrivains, l'histoire de la maison d'Épinay, depuis Gester d'Épinay, qui vivait en 1166. Il eut un fils nommé Péan, existant en 1217, et père d'Alain, qui fit deux fois le voyage d'outre-mer : la première fois en 1239, et la seconde en 1248. Galeran d'Épinay, petit-fils du précédent, épousa Alix de Champagne, l'an 1308. De ce mariage sortirent Jean et Charles d'Épinay, célèbres par leurs hauts faits dans les armes. Jean se maria, et eut un fils qui ne s'acquit pas moins de réputation que son père; et son petit-fils, marchant sur les traces de son aïeul et de celui qui lui avait donné le jour, passa pour un des grands capitaines de son siècle : il combattit à la bataille d'Auray, le 29 septembre 1364, pour le comte de Montfort, dont il portait une des bannières, contre Charles de Blois, qui fut tué dans ce combat. En 1379 , il fut un des associés pour la garde de Rennes, et la défense des intérêts du duc Jean IV, contre Charles V, roi de France. C'est à lui que le duc Jean IV permit, l'an 1396, de fortifier le château d'Épinay. Il est défendu par plusieurs grosses tours et un assez grand nombre de petites. La cour et le jardin, embellis de deux belles fontaines, sont, comme le reste du château, fermés de murs, avec des fossés larges et profonds.

On ignore le nom de l'épouse de ce dernier; son fils, nommé Simon d'Épinay, chevalier, seigneur de la Rivière, d'Escures, du Bois-du-Liers, de la Marche, et autres lieux, fut fait, l'an 1399, par le duc Jean IV, gouverneur de Dinan et de Hédé, qui passaient alors pour les meilleures places de Bretagne.

Simon fut marié deux fois, et eut plusieurs enfants : l'aîné se nommait Robert, et le cadet Gui, seigneur du Bois-du-Liers, grand-écuyer du duc Jean V. Robert, premier du nom, chevalier, sire d'Épinay, de la Rivière, d'Escures, de la Marche, et autres lieux, était fort attaché au duc Jean V, au service duquel il fut blessé, l'an 1419, devant Chantoceaux, que les seigneurs bretons assiégeaient pour délivrer ce prince qu'on y retenait prisonnier. (Voy. Nantes, année 1419.) Jean V le fit, en 1428, grand-maître de Bretagne et son premier chambellan. Ce seigneur mourut le 19 mars 1438, et laissa de Jeanne de Mont-Boucher, son épouse, deux fils nommés Simon. Le cadet fut trésorier de l'église de Rennes. Simon, second du nom, mourut avant son père, et laissa, de son épouse Marguerite de Châteaubriant, un fils qui fut Robert d'Épinay, second du nom, seigneur d'Épinay et autres lieux, grand-maître-d'hôtel de Bretagne, et conseiller d'Etat sous les ducs Jean V et François Ier; celui-ci, de concert avec son épouse, Marguerite de la Courbe, fit construire à neuf l'église paroissiale de Champeaux, qui tombait en ruines. Ils y firent des logements pour un chanoine et six chapelains; et, lorsqu'elle fut achevée, on la nomma l'église collégiale de la Madelaine de Champeaux. Elle avait été érigée en collégiale par une bulle du pape Eugène IV, en date du 15 février 1441. Ce collège est composé d'un doyen ou recteur, qui perçoit les dîmes de la paroisse, de six prébendes ou canonicats, de douze chapelains, quatre enfants de chœur, et d'un maître de psalette. A chaque prébende est annexée une cure présentée par le seigneur de cette maison, et chacun des chanoines est obligé d'avoir un prêtre sous lui.

En 1448, le traité de ligue fait contre les Anglais, entre le roi Charles VII et le duc de Bretagne Jean V, fut signé de Robert d'Épinay, qui se signala dans cette guerre, et qui fut envoyé en otage en Angleterre, selon le traité de paix. En 1450, ce seigneur demanda l'agrément du pape Nicolas V pour bâtir, dans le territoire de Champeaux, deux chapelles, dédiées l'une à saint Abraham, et l'autre à saint Jacob; ce que le saint-père approuva, ainsi que la nouvelle construction de l'église. Il eut de son mariage avec Marguerite de la Courbe plusieurs enfants, dont l'aîné se nommait Richard. Jacques, le cadet, nommé, l'an 1450, à l'évêché de Saint-Malo, ne put obtenir cette place, qui lui était disputée par Jean l'Epervier. En 1453, il fut fait évêque de Rennes, eu vertu d'une bulle du pape; mais Pierre II, duc de Bretagne, qui ne l'aimait pas, refusait de le reconnaître en cette qualité, de sorte qu'il se trouva évêque sans siège. Dans ces circonstances, il fit le voyage de Rome, où il plaida si bien sa cause, qu'il obtint du pape un bref qui le justifiait. Muni de cette pièce, il revint en Bretagne, et par ses intrigues gagna les bonnes grâces du duc. Sur ces entrefaites, Jean de Ploeuc, évêque de Tréguier, étant mort, Jacques d'Épinay et Jean de Coëtquis s'arrangèrent : le premier eut l'évêché de Rennes, et le second celui de Tréguier.

On croirait que cet évêque, après tant de traverses, n'aurait dû s'occuper que de son troupeau; mais, né avec un esprit vif, inquiet et brouillon, il ne put rester en repos, et se vit à peine sur le siège épiscopal, qu'il excommunia plusieurs officiers du duc, son souverain, qui en porta ses plaintes au pape. Le Saint-Père chargea aussitôt le cardinal de Sainte-Praxède d'examiner l'affaire, et d'accommoder les parties. Celui-ci, après quelques informations, donna pouvoir à quelques abbés d'absoudre les excommuniés, et fit secrètement des recherches sur la vie et les mœurs de Jacques, qui se tira assez bien de ce mauvais pas; mais dans la suite il se ménagea si peu, qu'il fournit lui-même à ses ennemis l'occasion de lui nuire. Ils l'accusèrent d'avoir conspiré contre la vie de Gilles de Bretagne, frère du duc François Ier, qui avait été étouffé dans le château de la Hardouinaye (voy. la paroisse de Saint-Igneuc), et d'avoir formé des projets criminels contre le feu due Artur III, et François II qui régnait alors. Ce prince, trouvant tant de sujets de plainte dans la conduite de ce prélat, lui ordonna de venir lui rendre compte de ses actions, avec menaces de le faire saisir et de le faire venir par force s'il refusait d'obéir. Le pape, informé de ce qui se passait, commit l'archevêque de Tours et l'évêque du Mans pour prendre connaissance de l'affaire. Ses ordres furent exécutés; mais Jacques trouva encore le moyen de se justifier des accusations dont on le chargeait; il rentra même en grâce auprès du duc, qui le fit son ambassadeur, en 1468, à la cour du roi Louis XI.

De retour à Rennes, il fit encore quelques violences, qui donnèrent occasion à Pierre Landais, trésorier et favori du duc, de le poursuivre avec vigueur, et avec d'autant plus de vivacité que ce favori avait un neveu qu'il désirait voir sur le siège épiscopal. Pour réussir dans son dessein , il en porta ses plaintes au pape, dont il obtint, l'an 1479, une commission adressée aux abbés de Begars et de Prières, qui les chargeait d'examiner l'affaire et de la finir. Ces commissaires, moins indulgents que les premiers, interdirent de ses fonctions ce prélat indocile, dont on saisit le temporel et le patrimoine. Selon Moréri, cet évêque, ayant encouru la disgrâce de Pierre Landais, fut mis en prison, où il mourut au mois de janvier 1482. Son corps fut porté à Champeaux et inhumé dans l'église collégiale de la paroisse; trois ans après, sa mémoire fut rétablie. — Richard , fils aîné de Robert d'Épinay, et frère du précédent, chambellan du duc François II, épousa d'abord Marie de Goyon, qui mourut sans enfants, et en secondes noces Béatrix de Montauban, fille de Guillaume, sire de Montauban, et de Bonne Visconti de Milan. De ce mariage sortirent plusieurs enfants, savoir : Gui l'aîné , dont nous parlerons après les autres; 2° André, cardinal, archevêque de Bordeaux, ensuite de Lyon, abbé de Sainte-Croix de cette ville, et prieur de Saint-Martin-des-Champs, à Paris. Ce prélat se trouva aux états-généraux tenus à Tours, l'an 1489, à la conquête du royaume de Naples et à la bataille de Fornouë, que Charles VIII, à la tête de neuf mille hommes, gagna sur une armée d'Italiens et d'Espagnols, qui étaient au nombre de quarante mille. On assure qu'il fut aussi gouverneur de Paris; qu'il mourut au château de Tournelle, et fut enterré dans l'église des Célestins de cette capitale, où l'on voit, auprès de la chapelle d'Orléans, ses armes et son épitaphe; 3° Robert d'Épinay, d'abord évêque de Lavaur, dans le haut Languedoc, et ensuite de Nantes, mort l'an 1493 ; 4° Jean d'Épinay, d'abord évêque de Mirepoix, et successeur de son frère Robert à l'évêché de Nantes, en 1494, d'où il fut transféré à Saint-Pol-de-Léon, où il mourut l'an 1503 ; 5° Jacques, seigneur d'Ussé et de Saint-Michel-sur-Loire, qui épousa Francoise, dame de Moncontour, et fit une branche qui s'établit en Poitou ; 6° Françoise, abbesse de Saint-Georges de Rennes; 7° enfin Jeanne, épouse de Jean de Chateaubriand, seigneur de Beaufort. Gui d'Épinay, premier du nom, succéda à son père dans tous ses biens, et s'acquit tant de réputation qu'il mérita le surnom de Grand. Il fut chambellan du duc François II, qu'il sollicita si fortement pour la justification de son oncle Jacques d'Épinay, évêque de Rennes, qu'il l'obtint, avec vingt mille écus de dédommagement, pour les meubles de ce prélat qu'on avait confisqués lors de sa détention. Après la mort de François II, Gui d'Épinay demeura attaché à !a reine Anne et à Louis XII, son époux, au service duquel ce grand homme mourut, l'an 1494, et laissa de son mariage avec Isabelle de Goyon un fils nommé Henri d'Épinay, conseiller et chambellan du roi Louis XII, qu'il servit avec fidélité et succès. Celui-ci eut de son épouse, Catherine Destouville , plusieurs enfants, dont l'aîné, nommé Gui II, seigneur d'Épinay, célèbre par sa grande érudition, fut échanson de la reine Anne et de Claude de Bretagne, sa sœur. Ce fut à lui et à ses successeurs qu'on accorda, par acte du 18 décembre 1520, une place de chanoine dans l'église cathédrale de Rennes. Il avait épousé Françoise de Ville-Blanche, dont il n'eut qu'un fils. Il mourut en 1522, quatre ans après son épouse, et son corps fut porté, selon ses désirs, de son château d'Épinay à l'église collégiale de Champeaux, par six de ses métayers, à chacun desquels on donna deux aunes et demie de drap noir avec une mine de seigle.

Gui d'Épinay , troisième du nom, fils du précédent, passa pour un des plus beaux, des plus sages et des plus adroits gentilshommes de son siècle. Il fut aimé et respecté de la Bretagne entière, où il possédait douze terres considérables. Il mourut le 2 août 1551, et laissa de Louise, fille de Christophe de Goulaine, son épouse, plusieurs enfants, nommés Jean, Charles, Louis, Antoine, Renée, Anne et Philippe. Charles fut évêque de Dol et abbé de Saint-Gildas-des-Bois et du Tronchet. Louis épousa Anne de Guitté, fille et héritière du seigneur de Vaucouleur, et fit la branche de Vaucouleur : il fut chevalier des ordres du roi. Antoine d'Épinay, le premier des Broons, page du roi Henri II, baron de Molay, chevalier de l'ordre du roi, capitaine de cinquante hommes d'armes, et enseigne de Sébastien de Luxembourg, vicomte de Martigues, se trouva aux batailles de Saint-Denis, en 1567, de Moncontour et de Jarnac, en 1569. Il fut ensuite lieutenant de la compagnie de cent hommes d'armes du duc de Mercœur; et après la mort d'Henri III, il fut fait maréchal de la Ligue en Bretagne, où il se distingua dans beaucoup d'occasions, sous les ordres de ce duc. Il était gouverneur de Dol, en 1591, lorsqu'il s'avança au-devant de l'armée du comte de Montgommeri et du duc de Lorges, qui fut tué dans ce combat, où il reçut lui-même une blessure mortelle qui le précipita au tombeau. Renée d'Épinay épousa Philippe de Roncherolles, baron du Pont-Saint-Pierre. Anne épousa Gui Duparc, baron d'Ingrande, et Philippe fut abbesse de Saint-Georges de Rennes.

Jean d'Épinay, l'aîné de tous, chambellan ordinaire de Henri II, et capitaine d'une compagnie de cent chevaux légers, servit ce monarque avec beaucoup de zèle et de fidélité. Il se trouva au siège de Thionville, l'an 1558. et donna, en tant d'occasions, des preuves de son zèle et de sa capacité, que le roi Charles IX, successeur de François II, le fit sénéchal de Chartres et d'Albi, à Nantes, où il avait eu l'honneur d'accompagner ce monarque. Il eut encore la lieutenance de la compagnie de cent hommes d'armes du maréchal de Vieille-Ville, son beau-père, qu'il conduisit aux batailles de Saint-Denis, de Jarnac et de Moncontour. Charles IX lui donna, pour récompense de ses services, une compagnie de cent hommes d'armes, le fit chevalier de son ordre, et érigea sa terre d'Épinay en marquisat. Ce seigneur, après avoir servi cinq rois de France avec distinction, mourut l'an 1591, avec la réputation de savant astrologue, de philosophe subtil, de théologien profond et d'habile géomètre. Il laissa de son épouse, Marguerite de Scépaux, fille de François, seigneur de la Vieille-Ville, maréchal de France, une fille nommée Madelaine, qui épousa Guillaume de Rieux, seigneur de Châteauneuf. Claude, seigneur d'Epin ay, fils de Jean d'Épinay, fut élevé enfant d'honneur des rois Charles IX et Henri III. Il se trouva à la bataille de Moncontour avec Jean d'Épinay, son père. Ce jeune gentilhomme, qui n'était pour lors âgé que d'environ dix-sept ans, portait le guidon du maréchal de Vieille-Ville, son aïeul. Il fut blessé dans ce combat, où il se comporta très-bien. Il mourut à la fleur de son âge, l'an 1578, maréchal-de-camp et capitaine de cinquante hommes d'armes, et laissa de son mariage avec Françoise de la Rochefoucault, fille et héritière de Charles, baron de Barbezieux, un fils et une fille. Cette dernière, nommée Françoise, épousa, l'an 1 598, Henri de Schomberg, comte de Nanteuil et maréchal de France. Le premier, nommé Charles, marquis d'Épinay. comte de Durestals, baron de Mathefelon, Barbezieux et autres lieux, épousa Marguerite de Rohan, fille de Louis, prince de Guémené, pair de France, et d'Eléonore de Rohan, et mourut sans postérité, le 29 janvier 1607. A sa mort, ses biens passèrent à Charles de Schomberg, fils de Françoise d'Épinay, sa sœur, et de Henri de Schomberg, issu de la maison de Saxe, en faveur duquel la terre d'Épinay fut de nouveau érigée en marquisat, l'an 1610. Charles de Schomberg devint ensuite duc d'Hallevin, gouverneur de Languedoc et maréchal de France. Ses enfants jouirent, après lui, du marquisat d'Épinay, que possédait, en 1680, Emmanuel, marquis d'Épinay et seigneur de Broons-sur-Vilaine. Il eut trois fils, savoir. Urbain, sieur de Vaucouleur, Antoine et Gabriel d'Épinay. Cette terre est aujourd'hui à M. de Chàteaugiron. Les autres maisons nobles de ce territoire sont : Grabusson, la Noé-Angers et la Hurie.

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* Marteville et Varin (1843) : CHAMPEAUX (sous l'invocation de sainte Marie-Madelaine, le 22 juillet); commune formée de l'anc. par. de ce nom, aujourd'hui succursale; brigade de gendarmerie temporaire. — Limit. : N. Izé; Landavran; E. Montreuil-sous-Pérouse; S. Saint-Jean-sur-Vilaine, Pocé; O. Marpiré. — Princip. vill. : Les Menais, la Bougrie, le Breil, Rabaud, le Tertre, Villenseau, Launay; les Fougerais. — Superf. tôt. : 983 hect. 46 a., dont les princip divis. sont : ter. lab. 611 ; prés et pat. 153; bois 155 ; verg. et jard. 16; landes et incultes 108; étangs 11; sup. des prop. bat. 6; coût, non imp. 23. Const. div. 115; moulins 4 (de Palet, de la Rivière, de Roux, a eau). L'église de Champeaux est fort remarquable. Ses vitraux coloriés sont dans le goût du XVIè siècle; malheureusement ils sont imparfaitement protégés par le grillage en fer qui a été établi extérieurement. Les stalles, sur un double rang, sont surmontées d'un dais découpé à jour. Un petit autel également surmonté d'an baldaquin à jour, dans le goût du XVIè siècle, est assez bien conservé. A gauche du chœur sont deux tombeaux peu remarquables, appartenant à des membres de la famille d'Épinay : l'un était décoré autrefois de deux belles statues que leur nudité a fait sans doute reléguer dans un caveau voisin. — Une inscription indique que l'église est du XVIè siècle. — On retrouve encore au château de l'Épinay quelques vieux pans de murs dont il serait peu facile de déterminer l'âge. Le principal corps de logis a le caractère du XVIè siècle; quelques donjons ont l'aspect du XV. Dans l'une des salles on remarque une fort belle cheminée ornée de peintures et de sculptures. — Ce château et les terres qui en dépendent appartiennent aujourd'hui à M. Le Prieur, dont le père l'a acquis en 1795 de M. le marquis de Châteaugiron. C'est une des plus splendides habitations de Bretagne. — La Hurie était autrefois au chapitre de Champeaux, cette paroisse étant un ancien doyenné, selon le Pouillé de Tours, de 1648. — La rivière de Cantache sert de limite à cette commune dans une partie du sud et de l'est. — Géologie : schiste argileux; quarzite à l'est — On parle le français. 

>>> Le marquisat d'Épinay était sorti de la maison de Schomberg dès 1633, et entra par acquisition dans celle de la Tremoille, qui l'a possédé jusqu'en 1715. Il fut vendu judiciairement aux sieurs Galpin et Boucher, marchands à Paris, lesquels le revendirent, en 1719, au président de Lezonnet, après la mort duquel il a passé, en 1724, au président de Châteaugiron, son fils aîné. 

Patrimoine. Archéologie

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Le bourg Ar bourg
Menhir de "la Pierre d'en Haut" Peulven "ar vaen war an uhel"
Église sainte Marie-Madeleine (XVè-XVIè-XVIIIè) Iliz santez Madalen
Chapelle saint Job Chapel sant Job
Chapelle saint Abraham (disparue) Chapel sant Abraham (kollet)
Cloître des Chanoines  
Château de l'Épinay (XVè - XVIè)  
La Hurie  
Manoir de Champeaux  
Manoir de la Morinais (XVIIè)  

Étymologie

* Dauzat et Rostaing (1963-1978) : ces auteurs se reportent à 'Campeaux', dont les variantes remontent à des Campelli, Campellae, de Campellis, etc ... du latin campellus, pluriel campelli, diminutif de campus, les petits champs".

* Jean-Yves Le Moing (1990) : "de campellis, 1100, selon Guillotin de Corson".

Personnages connus Tud brudet
Famille de la Rivière / de  l'Épinay

 
Simon de l'Épinay

 
Jean d'Épinay et Marguerite de Scépeaux

 
Guy III d'Épinay et Louise de Goulaine

 
Claude d'Épinay (décédée en 1554)  
Charles d'Épinay

évêque de Dol de Bretagne

 
Famille de la Trémouille  

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù
   

Communes du canton de Vitré Parrezioù kanton Gwitreg
Balazé Balazae / *Baledeg / *Belezeg
Bréal-sous-Vitré  
Champeaux / Chaunpéaus

*Kampell

La Chapelle-Erbrée    
Châtillon-en-Vendelais    
Cornillé    
Erbrée    
Landavran    
Marpiré    
Mecé    
Mondevert    
Montautour    
Montreuil-des-Landes    
Montreuil-sous-Pérouse    
Pocé-les-Bois    
Princé    
Saint-Aubin-des-Landes    
Saint-Christophe-des-Bois    
Saint-M'Hervé    
Taillis    
Val-d'Izé    
Vitré Gwitreg

Communes limitrophes de Champeaux Parrezioù tro war dro ***
               

Sources; Bibliographie :

* OGEE : Dictionnaire de Bretagne; 1780. 

* A. MARTEVILLE et P. VARIN : continuateurs et correcteurs d'Ogée; 1843.

* Albert DAUZAT et Charles ROSTAING : Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. Librairie Larousse, 1963; Librairie Guénégaud, 1978.

* Éditions ALBIN-MICHEL : Dictionnaire national des communes de France. 1970. Recensement de 1968.

* Jean-Yves LE MOING : Les noms de lieux bretons de Haute Bretagne. Coop-Breizh. 1990.

* Éditions FLOHIC : Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine; 2000

* Daniel DELATTRE : L'Ille et Vilaine. Les 352 communes. Éditions Delattre. 2004. 

* Michel FROGER et Michel PRESSENSE : Armorial des communes des Côtes d'Armor et Ille-et-Vilaine. Froger. 2008

Liens électroniques des autres sites traitant de Champeaux / Chaunpéaus / *Kampell

* lien communal : 

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

* pour le blason de Champeaux : dessin JC Even sur logiciel Genhéral5. 

* Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3

hast buan, ma mignonig, karantez vras am eus evidout vas vite, mon petit ami, je t'aime beaucoup

go fast, my little friend, I love you very much

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