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  Le Vieux-Rouen sur Bresle  
page ouverte en 2004 forum de discussion

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

dernière mise à jour 26/06/2010 22:05:29

Définition : (76390) commune de Seine-Maritime, arrondissement de Dieppe, canton d'Aumale, sur la rive gauche de la Bresle. (IGN : 2109-E).

Superficie : 

Population :750 hab. en 1970; 

 

Extrait de la carte IGN, série bleue,  n° 2109-est / Aumale

Le Vieux-Rouen-sur-Bresle et Saint-Germain-sur-Bresle

Le point bleu représente la position de la villa Himbaldus

Le point rouge (en bas à droite) représente les ruines du Château-Hubault dans les marais de Bretizel

Le nom du Fond du Canivet a été souligné pour son rapport avec le lieu possible de l'assassinat de Saint Germain l'Ecossais.  

Histoire; Archéologie : la villa gallo-romaine.

            La commune du Vieux-Rouen-sur-Bresle est sortie de l'anonymat historique lorsque au cours d'une prospection archéologique aérienne de l'été 1973 Roger Agache a remarqué l'emplacement géométrique parfaitement dessiné d'une importante villa gallo-romaine à quelques centaines de mètres seulement de l'agglomération actuelle du Vieux-Rouen, dans l'herbage de Moyenmont, et l'a immortalisé par un superbe cliché photographique.

 

La villa Himbaldus, au Vieux-Rouen sur Bresle

photographiée par Roger AGACHE, en 1972

            Les fouilles ont été ensuite confiées à Marie-José Huillion, en 1975, dont une copie du rapport m'a été transmise par la mairie. L'avis de Mme Huillion, donné dans la brochure intitulée De la Gaule à la Normandie, p 264 : 

            "Ce site peut être considéré comme représentatif, au même titre que le villa de Sainte-Marguerite-dur-Mer (Seine-Maritime), d'un type de "villa-palais" qui apparaît en Gaule dans l'Antiquité tardive à la suite des regroupements fonciers opérés par quelques grandes familles de l'aristocratie gallo-romaine".

            Dom J. Laporte, Saint Germain l'Ecossais, p 15 : 

            "... une ancienne chronique dit-on, rapporte que le roi Charles-le-Chauve vint en visite d'action de grâces au tombeau du saint en 846, époque où, en effet, il a pu passer dans la région en allant combattre les Bretons de Nominoé, ou en en revenant."

            L' Actualité archéologique (revue non identifiée), fait une remarque intéressante en ce qui concerne la légende du seigneur Hubault, dans la Vie de Saint Germain l'Ecossais :

            "... or, d'après ce texte publié par les Bollandistes, le tyrannique seigneur de Vetus-Rothomagus possédait à ce moment, c'est-à-dire à la fin du Vè siècle, "un château muni de tours". On peut se demander si ce n'est pas là une allusion aux vestiges de la villa antique qui subsistait certainement encore en élévation. C'est en tout cas plus vraisemblable que la tradition orale actuelle qui voit dans les ruines médiévales tardives du marais de Brétizel, les restes du château d'Hubault."

            Ce même article pense que c'est peut-être dans cette fameuse villa objet des fouilles qu'aurait séjourné le roi, et non au Vieux-Manoir ou à Cailly, comme d'autres auteurs l'ont proposé.

            JCE : Autrement dit, si l'on suit ce raisonnement, un personnage nommé Hubault / Himbaldus aurait bien été le seigneur du Vieux-Rouen, identifiable par ailleurs avec le site nommé Rennes par erreur chez Geoffroy de Monmouth. Le fait que Hubault soit ici placé à la fin du Vè siècle ne pose pas problème, puisque Saint Germain est par ailleurs recoupé avec un personnage nommé Maximien, dont le nom ressemble étrangement à celui de Maxime, les deux noms étant par ailleurs confondus chez Nennius lui-même, Historia Brittonum, 27. Il s'agit d'interprétation ou adaptation littéraire confuse par défaut.

Étymologie :

            Appelée Vieu-Rouen ou Vieux-Rouen, cette commune fut rebaptisée Vieux-Rouen-sur-Bresle par décret du 12 décembre 1904.

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            A. Leduque (année 1972), Ambianie, p 69, (observation à propos du Vieil-Amiens) :

             " D'anciens titres relatifs à la Neuville-les-Bray mentionnent le "Vetus Ambianum", ou Vieil-Amiens, en 1184. Ce toponyme semble provenir d'une altération de : Vadum, en Wez et Viex, signifiant à l'origine, le gué ou passage pour aller à Amiens. Il est à rapprocher de : Vieux- Rouen, près de Saint-Gerrmain-sur-Bresle".

            Idem, p 164 : "Vieux-Rouen, gué ou passage pour aller à Rouen ..."

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            Fr. de. Beaurepaire : Vetus Rodum v. 1034; Veteri Rotomo f. XIè. Ce nom est à rapprocher de Vieux-Rouen, ancien château et hameau de Saint-Pierre-du-Vauvray (Eure), ainsi que de Vieil-Evreux (Eure). Tandis que Vieil-Evreux est à proximité d'Evreux et représente un habitat primitif des Eburovices, les deux Vieux-Rouen se trouvent aux confins de l'ancien diocèse de Rouen, le premier à la frontière des diocèses de Rouen et d'Amiens, le second légèrement en dehors de l'ancien diocèse de Rouen, à proximité de la Seine qui le limitait avec le diocèse d'Evreux (il est vrai que le site pouvait initialement dépendre de la zone d'influence de Rouen); l'un et l'autre représentent peut-être d'anciens sites défensifs du territoire de Rouen, et il serait intéressant que des recherches archéologiques y soient poursuivies.

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            Ancienne paroisse rattachée : Boafles.

            L' Actualité archéologique (revue non identifiée), envoi de la Mairie du Vieux-Rouen / Bresle : Vetus Rothomagus (appellation attestée dès le Xè siècle). Voir article en page documentaire.

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            H. Mollo : Réseau routier à l'époque gallo-romaine. Vieu Rouen se trouvait à la croisée d'une route menant de Beauvais à Ulterius Portus (Tréport) d'une part, et de Rouen à Samarobriva (Rotomagus, à un lieu près d'Amiens). Vieu = Via = le gué, le chemin.

            Idem. Extrait d'Histoire de mon village (1970) : "... Cet exposé nous permettra-t-il de nous prononcer sur la querelle du Vetus-Rotomagus (Vieux-Rouen) et du Via-Rothomagensis (Vieu-Rouen) ? L'abbé Prouët a remarqué judicieusement que les anciens prononcaient Viarouen et Viérouen. Nos registres de catholicité conservés à la mairie font état de Viél-Roen et de Vié-Roen, comme de Vieux-Rouen. "Vieu est in mot dont nos pères se sont servis pour désigner un gué, déclare Toussaint Duplessy. Dans le haut moyen-âge (c'est une hypothèse que j'ose avancer) les scribes n'ont-ils pas, à tort, traduit ce "Vieu" par "Vetus" au lieu de "Via" ? Ils auraient ainsi, par erreur, officialisé dans leurs parchemins la nouvelle dénomination..."

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            Gh. Gaudefroy (année 1983), LP, N° 86-87, p 17 et 20 : Rodeno (Abbaye de Saint-Denis). " Le toponyme RODENO, mentionné, à côté de Marca, dans les chartes carolingiennes de Saint-Denis, peut aboutir, par la chute régulière de la dentale intervocalique à la graphie *ROEN. C'est une forme que nous rencontrons dans le Roman de Rou comme graphie ancienne de la métropole normande Rouen. Aussi pouvons-nous souscrire à l'hypothèse de Sémichon lorsqu'il identifie Rodeno avec (Vieux) ROUEN (sur Bresle), dont on trouve, après l'an mil , les formes latinisées : 

            - Vetus Rodum, vers 1034; - Vetus Rothomagus (Vie de Saint Germain);  in Veteri Rotomago (Charte d'Adelize, vers 1052);  apud Viez Roem, fin XIIIè siècle.

            On observe, de même, dans l'évolution du nom de ROUEN - la capitale normande - (< Rotomagus / Ratomagus) à travers les nombreuses variantes rencontrées dans les manuscrits, l'alternance entre les deux dentales sourde / sonore t / d : Rotomo, Rodomo sur des triens mérovingiens; Rothomo dans Frédégaire; Rodemum dans Flodoard, 954."

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            Raymond de Boissard, Vallée de la Bresle, (année 1992) : p 7 "Il faudrait écrire Vieu sans X, qui est un mot gaulois signifiant gué".

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JCE :

            A. Longnon, Noms de lieux de France, n° 505, donne comme dérivés du latin vicus : Vy, Vic, Vicq, Viel, Vieu, Vieux.

            Geoffroy de Monmouth désigne le site atteint par Maxime sous le nom : Redonum.

            Variantes données dans la chronique de Saint-Brieuc : Redonem, Redonum, Rhedonas.

            On peut aussi tenter un rapprochement avec un nom donné anciennement pour la Bresle par Marcien d'Héraclée du Pont : Froudis = Phroudis (voir cet article) qui dérive d'un indo-européen *Bhrw-t, désignant le flux de l'eau, et que l'on retrouve dans le breton moderne frout = ruisseau. Après chute du F initial, on aboutirait à *-rout-, qui pourrait alors donner le radical du nom de Rouen, confondu avec *ritus qui, faut-il le souligner, a évolué lui-même en breton en roud-. Le toponyme Vieux-Rouen signifierait alors tout simplement : vicus-*Bhrwt-n = village situé au bord et au passage du Phroudis, dont il prend le nom augmenté de la terminaison -n : Phroud-n, et après aphérèse *Roud°n > Rou'°n.

Voir aussi articles consacrés au Rhin et au Rhône.

Voir aussi article consacré à l'ethnonyme Rutheni.

Sources

- Musées départementaux de la Seine-Maritime. De la Gaule à la Normandie. 2000 ans d'histoire. 30 ans d'archéologie.  Rouen. 1990

- JC Even : Genèse de la Bretagne armoricaine. Auto-édition. Lannion. Copyright. 1999. Entièrement publiée sur Internet.

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