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Noms de lieux * Anoioù lec'hioù

Noms de personnes * Anaoioù tud

Breizh

Bretagne

Kernev

Cornouaille

  Kemperle

Quimperlé

 

pajenn bet digoret ar 05.01.2009 page ouverte le 05.01.2009     * forum du site Marikavel : Academia Celtica dernière mise à jour 25/10/2018 18:38:26

Définition : commune de la Bretagne historique, en Cornouaille / Bro-Gernev. Évêché de Quimper.

Aujourd'hui dans la région économique non historique dite "de Bretagne", département du Finistère, arrondissement de Quimper; chef-lieu de canton; au confluent de l'Ellé et de l'Isole. 

Superficie : 3173 ha.

Population : 6533 hab. en 1878 (dont 3555 en agglomération); 11417 hab. en 1990;  

Armoiries; blason; logo :

* Froger et Pressensé : "d'hermine au coq de gueules, barbé, membré et crêté d'or". Brevet d'Hozier (XVIIè siècle).

* JC Even : "en erminig, e c'hog en gwad, barvet, krabanet ha klipennet en aour"

Paroisse : sous le vocable de saint Colomban et de saint Michel.

Histoire; Archéologie

* Ogée (1780) : Quimperlé; ville maritime, dans un fond, sur la rivière de Laita, par les 5° 53' 10" de longitude [50° 11' 50"], et par les 47° 51' 8" de latitude [47° 51' 53"]; à 9 lieues 2/3 de Quimper, son évêché; à 14 lieues de Vannes, et à 32 lieues de Rennes. Cette ville relève du roi et compte 3000 habitants; deux paroisses, Saint-Colomban , Saint-Michel; une abbaye de l'ordre de Saint-Benoît; trois couvents, qui sont : les Jacobins, les Capucins, les Ursulines, et un hôpital. On y remarque un gouvernement de place , une gruerie royale; une communauté de ville, qui députe aux Etats de la province; une subdélégation; une brigade de maréchaussée, et deux postes, l'une aux lettres, l'autre aux chevaux. Sous la sénéchaussée royale sont trois jurisdictions inférieures, qui sont : Sainte-Croix, Quimerch et la seigneurie de Riec. Quimperlé porte pour armes : d'hermines au coq de gueules, barbé, membré et crête d'or. Quatre grandes routes aboutissent à Quimperlé. Le marché du vendredi est considérable par les bestiaux, le bois et les grains qui s'y trouvent; les six foires qui s'y tiennent tous les ans feraient sans doute fleurir le commerce de cette ville, si son port n'était presque comblé par les sables qu'y déposent les rivières d'Ysole et d'Ellé, qui se réunissent en cet endroit, en se jetant dans la Laïta, qui a flux et reflux, et si les tanneries, autrefois considérables, n'étaient presque entièrement tombées. Il faut pourtant espérer que cette branche importante de commerce reprendra sa vigueur*. En 1753, Jean-Jacques-Ulric Englier, originaire de la ville de Saint-Gal, en Suisse, vint se fixer en cette ville, où il établit une manufacture de tannerie; il a fait venir plusieurs ouvriers allemands pour y travailler. Quimperlé est entouré de montagnes. La place royale, qui est à l'entrée de la ville, est assez belle; on voit encore avec plaisir l'escalier de l'auditoire de la juridiction royale et de là sénéchaussée, situé dans la rue du Château; au dessous de cet auditoire sont les halles, qui sont très-belles. — L'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé *, de l'ordre de Saint-Benoît, fut fondée, le 14 octobre 1029, par Alain Caignard, comte de Cornouailles, dont la sépulture se voit dans le chapitre de cette abbaye*, qui fut construite sur les ruines d'un ancien hermitage bâti par saint Gunthiern (1), où il demeura dans une chapelle qui subsistait encore à la fin du dernier siècle : elle était située dans l'endroit où l'on a bâti la maison abbatiale. Orscand, évêque de Quimper, frère du fondateur, bénit le premier abbé, qui fut saint Gurlois. — L'église de cette abbaye est d'une structure très-antique, composée en partie de l'ancien château qu'Alain Caignard donna lorsqu'il fonda cette maison; on y voit une église souterraine*, dans laquelle sont les tombeaux de saint Gunthiern et de saint Gurlois [Gurloës]. Cette abbaye, dont les autres bâtiments sont modernes, est un des beaux monastères de la province; les moines qui le possèdent jouissent, par concession des ducs de Bretagne, de très-beaux droits en cette ville, où ils sont curés primitifs des paroisses de Saint-Michel et de Saint-Colomban. — Le premier août 1088, Benoît, évoque de Nantes, abbé régulier de Quimperlé, admit à la fraternité de cette maison la duchesse Constance, qui se fit long-temps prier avant d'accepter ce bienfait; peut-être, dit un historien, parce qu'elle croyait que la communion des saints lui suffisait pour participer aux bonnes œuvres des moines, dont l'unique occupation doit être de prier jour et nuit pour tous les hommes, ou plutôt parce qu'elle savait que cette fraternité exigeait qu'elle fît à la communauté quelques riches donations, à quoi elle n'était vraisemblablement pas portée. — L'an 1090, l'argent était très-rare en Bretagne. Le duc, qui en avait un besoin pressant pour subvenir aux dépenses de la guerre qu'il faisait à Geoffroi le Bâtard, comte de Rennes , ne trouva d'autres moyens de s'en procurer que de vendre une de ses terres aux moines de Quimperlé, pour une somme de 50 livres et un cheval. — Conan III, dit le Gros, duc de Bretagne, étant à Vannes, le 6 septembre 1146, confirma la fondation de l'abbaye de Quimperlé, et lui donna l'île de Belle-Isle, à condition que l'abbé serait tenu de servir à la guerre, de faire porter une charge de pain à son armée, et d'y célébrer l'office divin. Cette communauté jouissait d'une jurisdiction très-étendue, puisqu'elle la possédait aux mêmes conditions qu'Alain Caignard. — L'an 1161, les chanoines de Notre-Dame de Nantes intentèrent procès aux moines de Quimperlé, qui possédaient depuis plus de cent ans une partie de leur église, en vertu de la donation que leur en avait faite, du consentement de Quiriac, évêque de Nantes, et du comte Hoël, la duchesse Berthe, veuve d'Alain. Ce procès fut très-sérieux, les deux partis s'excommunièrent mutuellement et ne purent s'accommoder. Les moines de Quimperlé, ennuyés d'une si longue contestation, cédèrent leurs droits à l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon, qui en jouit plus de quatre cents ans. — Guiomark , vicomte de Léon , prétendait jouir, de temps immémorial, du droit de donner des brefs à ses vassaux, et ce droit lui était contesté par le duc Jean I. On en vint aux voies de fait : le vicomte envoya des troupes, qui brûlèrent et réduisirent en cendres le château de Quimperlé, l'an 1247, selon d'Argentré, et, selon d'autres, en 1239. — Le couvent des Jacobins fut fondé en 1255, par Blanche de Champagne, épouse du duc de Bretagne Jean I. Lobineau dit que cette princesse fit bâtir ce monastère pour des religieux de l'ordre de Saint-Dominique, qu'elle l'appela l' Abbaye Blanche, tant par rapport à son nom que pour ne la pas confondre avec l'abbaye de Sainte-Croix, qui est habitée par des moines noirs. On voit dans ce monastère une grande salle où le duc Jean III assembla ses Etats, l'an 1315.

Le Duc Jean I trouvait la situation de Quimperlé si avantageuse et si agréable, qu'il entreprit, vers l'an 1271, d'y bâtir une nouvelle ville, à peu de distance de l'ancienne, qu'il ne pouvait enlever à l'abbaye de Sainte-Croix, à qui ses prédécesseurs en avaient tant de fois confirmé la possession. Mais, pour rendre plus considérable sa ville, qu'il appela le Bourgneuf, il traita avec les moines : il demanda d'être associé à partager, moyennant certaines rétributions, les revenus de la halle, des moulins à moudre le grain et à foulon, du four à ban, et de la rente seigneuriale, appelée taille, due par les habitants. Hors ces quatre espèces de revenus spécialement exprimés, tous les autres droits, même ceux de haute-justice, demeurèrent aux moines; il y eut pourtant dans la suite un procès pour savoir qui, du duc ou des moines, aurait le droit de justice. Il fut plaidé le 12 mars 1402, dans le conseil du duc, où présidait Jeanne de Navarre, duchesse de Bretagne, tutrice du jeune duc Jean V, son fils. On ne sait pas précisément quelle fut la décision de l'affaire; mais on peut en quelque sorte la deviner par le contenu de l'aveu que rendit, l'an 1541, Daniel, abbé de Qimperlé. Cette pièce nous apprend que la justice devait se rendre dans l'audience, comme dans l'abbaye, les mardis et samedis, par les juges royaux de Carhaix, et, en leur absence, par les juges de l'abbaye. — En 1342, Louis d'Espagne, après avoir ravagé le pays de Guérande et des environs, vient avec sa flotte dans la rivière de Laita ou de Quimperlé, et fait mettre pied à terre à six mille hommes de ses troupes, avec ordre d'aller piller les habitants de l'endroit. Pendant qu'ils répandent la terreur à la ville et à la campagne, Gauthier du Mauni, Amaury de Clisson, Yves de Treziguidi, Landrecan de Cadoudal, du parti de Montfort, arrivent avec trois mille hommes, attaquent les vaisseaux, qu'ils trouvent sans défense, s'en emparent, et vont à la rencontre des ennemis, qui, occupés de leur butin, couraient ça et là, sans ordre. De six mille qu'ils étaient il ne s'en sauve que trois cents, encore sont-ils faits prisonniers de guerre : tout le reste est tué. Louis d'Espagne se voit lui-même sur le point d'être pris, et ce n'est qu'avec beaucoup de peine qu'il arrive au camp de Charles de Blois, après avoir perdu tout son monde et abandonné sa flotte à l'ennemi. — Jean, comte de Montfort, compétiteur de Charles de Blois, mourut à Hennebon, le 26 septembre 1345; il fut porté à Quimperlé, et inhumé dans l'église des Jacobins, dans un tombeau de bronze, recouvert d'une pierre tombale, marqué d'une simple croix en relief*.— L'an 1590, Quimperlé était gardé par le duc de Mercœur; au mois de mai de cette année un détachement considérable de l'armée du roi arrive devant cette ville au milieu de la nuit, attache des pétards aux portes, et les fait sauter à la pointe du jour, surprend la ville et la pille. Le gouverneur, François du Châtel, seigneur de Mele, est obligé de se sauver en chemise; les soldats s'emparent de tout, puis vont attaquer l'abbaye de Sainte-Croix, que les habitants avaient fait fortifier, pour y déposer ce qu'ils avaient de plus précieux. La communauté est forcée, et toutes les richesses, tant des moines que des habitants, sont distribuées aux soldats vainqueurs. — En 1665, le roi érige un siège royal à Quimperlé, et par cet établissement anéantit la jurisdiction des moines. Ce siège est composé d'un sénéchal de la sénéchaussée, lequel est conseiller du roi, seul juge de police et des causes de sa majesté; d'un conseiller du bailli ou alloué, et d'un procureur du roi. — Cette ville, et particulièrement la paroisse de Saint-Colomban, était autrefois fortifiée de bons murs qui, à la prière de la communauté et du corps municipal, qui députe aux Etats, furent, par permission du roi, démolis l'an 1680; les matériaux en furent employés à la construction d'un quai qui est assez beau. Depuis cette démolition, la partie de cette ville qui était close a été imposée aux louages, qu'elle ne supportait pas précédemment. Les chefs-rentes payées au domaine du roi, sur partie de ces murs, en ont fait conserver quelques restes, qui annoncent que les deux rivières en formaient les douves. — La chapelle de Notre-Dame, dite la chapelle des ducs, est une ancienne collégiale, fondée par les souverains; tous les connaisseurs admirent la construction de celle chapelle, bâtie sur les ruines d'une église dont les restes forment la nef, et annoncent la plus haute antiquité. Depuis 1765, on y a transporté l'église paroissiale de Saint-Michel, tombée en ruines : c'est auprès de cette chapelle que sont situés les couvents des capucins et des ursulines, l'un et l'autre fondés à la fin du dernier siècle; la chapelle de Saint-Laurent, et le prieuré de Sainte-Catherine, dont l'église est de la plus grande antiquité. — Dans un cimetière de Quimperlé sont des veines de terre qui ont la propriété de préserver de la corruption les corps qui y sont inhumés.

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(1) La tradition rapporte que ce Gunthiern était un roi cambrien qui, ayant abandonné la couronne, s'était fait hermite dans un rocher de l'Ile Delpoix. Grallon, édifié par sa sainteté, lui donna, dit-on, vers 550, une portion de terre située au confinent de l'Isole et de l'Ellé, en un lieu nommé An Aurot, où il fonda un monastère. En 1678, on voyait encore près de l'abbaye la chapelle dite de Saint-Gunthiern. A cette époque, la chapelle fut démolie pour faire place à la maison abbatiale. On verra plus bas l'histoire complète de cette abbaye, qu'Alain Caignard établit, à ce qu'on croit, sur l'aucien monastère de Gunthiern.

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* Marteville et Varin. 1843.

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Extrait de Robida, La Bretagne : Le Vieux Pont à Quimperlé

Patrimoine. Archéologie

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La ville Ar gêr
Eglise Sainte-Croix (1029 / 1862)  
Eglise saint Michel (XIVè - XVè)  
Eglise saint Colomban (XIIè - XVè)  
Chapelle saint David (XVè - XVIè)  

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Étymologie : kemper ( = confluent) + Ellé (nom de la rivière Ellé). Quimperlé est située au confluent de l'Ellé et de l'Isole.

Personnes connues Tud brudet
Pierre-Hyacinthe Morice de Beaubois, dit Dom Morice

Bénédictin. Historien de la Bretagne

Quimperlé, 05.10.1693 / Paris, 14.10.1750

Per-Yasent Morice de Beaubois, anavezet Dom Morice

Beneadad. Istorour Breizh

Kemperle, 05.10.1693 / Paris, 14.10.1750

 Thomas-Charles-Armand-Nicolas Bréart de Boisanger

  

né le 20 août 1756, au château de Québlain, près de Quimperlé, 

émigré, fait prisonnier par les Républicains lors du débarquement royaliste de Quiberon en 1795, condamné à Vannes le 12 thermidor AN III / jeudi 30 juillet 1795, et fusillé.

 Tomaz-Charlez-Armans-Nikolas Bréart de Boisanger

  

bet ganet d'an 20t a viz Eost 1756, er kastell Keblen, tost da Gemperle, 

divroet, tapet gant ar Republikaned e-kerzh dilistradur ar roueeled e Kiberen e 1795, bet kondaonet e Gwened d'an 12 thermidor AN III / Yaou 30t a viz Gouere 1795, ha fuzuilhet.

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù
   

Communes du canton de Quimperlé Parrezioù kanton Kemperle
Baye Bei
Clohars-Carnoët   Kloars-Karnoed
Mellac   Mellag
Quimperlé Kemperle
Tréméven   Tremezen

Communes limitrophes de Quimperlé Parrezioù tro war dro Kemperle
Baye Mellac Tréméven

Rédéné

  Clohars-Carnoët

Moëlan-sur-Mer

Sources :

* OGEE : Dictionnaire de Bretagne; vers 1780; 

- MARTEVILLE et VARIN, 1843.

- M.N BOUILLET : Dictionnaire universel d'histoire et de géographie. 1863.

* Adolphe JOANNE : Département du Finistère. 1878.

- Éditions ALBIN-MICHEL : Dictionnaire des communes de France. 1970.

- Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère. 1990

- Éditions FLOHIC : Le patrimoine du département du Finistère. 1998.

* Michel FROGER et Michel PRESSENSE : Armorial des communes du Finistère. Froger SA. 2001.

- Hervé ABALAIN : Les noms de lieux bretons. 2000.

Liens électroniques des sites Internet traitant de Quimperlé / Kemperle :  

- site officiel municipal : 

- autres sites Internet :  

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

hast buan, ma mignonig, karantez vras am eus evidout vas vite, mon petit ami, je t'aime beaucoup

go fast, my little friend, I love you very much

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