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Breizh Bretagne |
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Bro hag eskopti Sant-Maloù Pays-évêché de Saint-Malo |
La Croix-Hellean
*Ar Groez-Hlean |
pajenn bet digoret ar 27.10.2018 | page ouverte le 27.10.2018 | ![]() |
* forum du site Marikavel : Academia Celtica | dernière mise à jour 28/08/2025 20:30:18 |
Définition / Displegadur : Commune de la Bretagne historique, en Pays-évêché
de Saint-Malo. Aujourd'hui dans la région économique non historique dite "de Bretagne"; département du Morbihan; arrondissement de Pontivy; canton de Josselin; sur *** Superficie : ha. Population : 1200 'communiants' vers 1780 y compris ceux de sa trève Helléan; 580 hab. en 1968; |
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Armoiries; blason / Ardamezioù; skoed : |
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Paroisse / Parrez : église sous le vocable de |
Histoire / Istor: * Ogée (1780) :
Le comte de Montfort, compétiteur de Charles de Blois, avait demandé du secours au roi
d'Angleterre, qui lui avait envoyé des troupes commandées par des capitaines expérimentés.
Ces Anglais remplissaient la Bretagne de meurtres et de désolation, et les gentilshommes bretons cherchaient avec
empressement l'occasion L'Anglais ne peut entendre ce discours sans colère, et répliqua sur le même ton :
"J'admire, dit-il, qu'un Breton ose accuser un Anglais de lâcheté! Quel est celui de votre nation qui
s'est jamais rendu célèbre dans les armes? Les Anglais, au contraire , ont rempli
l'univers de leurs hauts faits, et méritent le premier pas entre Beaumanoir, de retour à Josselin , raconta aux officiers de sa garnison ce qui venait de se passer entre lui et Brembro. Ils furent enchantés de trouver une si belle occasion de se signaler, et voulaient tous être du nombre des combattants; mais la quantité était fixée, et l'on ne put satisfaire l'empressement de ces généreux chevaliers. Beaumanoir en prit vingt-neuf, avec lesquels il se rendit, au jour et à la minute marqués, à l'endroit désigné. C'était le 27 mars 1351, nouveau style, le quatrième dimanche de Carême. Brembro se trouva aussi au rendez-vous; mais il y montra moins de fierté qu'à Ploërmel : il parut même vouloir éviter le combat, et fit mille raisonnements pour persuader aux Bretons qu'il ne leur convenait pas de sacrifier leur vie pour des intérêts particuliers, et qu”ils se devaient à la patrie et au prince qui se reposait sur eux de la défense de ses États. Mais Beaumanoir, qui avait pris son parti, lui dit nettement qu'il n'en serait pas quitte à si bon marché, et que les Bretons n'étaient pas venus là impunément. Brembro vit bien alors qu'il n'était plus possible de reculer, et disposa ses vingt-neuf chevaliers. Les Bretons en firent autant, et la bataille commença. Le choc fut si violent, que cinq des Bretons furent d'abord mis hors de combat. Les vingt-cinq qui restaient furent un peu ébranlés : ils ne craignaient pas la mort; mais ils craignaient pour l'honneur de la nation dont ils étaient comme les dépositaires, et qu'ils allaient perdre s'ils ne remportaient la victoire. Beaumanoir, que ce motif élevait au dessus de lui-même, les encouragea, et ils se battirent avec une ardeur que rien ne put réprimer. Après des faits d'armes héroïques, on convint, de part et d'autre, de se reposer pour prendre haleine et se rafraîchir. La trève ne dura que quelques minutes, et le combat recommença avec plus de fureur que jamais. Brembro, qui croyait que s'il pouvait parvenir à désarmer le chef, la victoire ne balancerait pas long-temps, courut à Beaumanoir, l'attaqua avec impétuosité, et le somma de se rendre, en lui disant qu'il lui sauvera la vie; mais, dans l'instant même, Brembro reçut deux coups qui l'étendirent mort sur le champ de bataille. Cependant Beaumanoir était blessé; le sang qui coulait de ses plaies et l'ardeur du combat lui causèrent une soif extrême : il se retira un instant pour demandera boire. On dit que Geoffroi du Bois, l'ayant aperçu, lui cria : Beaumanoir, bois ton sang, la soif se passera. Ces paroles terribles firent une si vive impression sur le héros, qu'il rentra aussitôt dans la mêlée. Jusque là les Anglais s'étaient tenus serrés, et avaient, parce moyen, résisté avec plus d'avantage. Guillaume de Montauban sortit tout-à-coup des rangs, comme s'il eût voulu prendre la fuite. Beaumanoir, qui l'aperçut, lui cria : Lâche , il le sera reproché à toi et à ta race. Montauban lui répartit : Fais bien de ton côte, je ne te manquerai pas; et sur-le-champ il pousse son cheval au travers des Anglais, les enfonce, les renverse et fraie le chemin aux Bretons, qui pénètrent dans les rangs ennemis. Dès lors, ce ne fut plus qu'un massacre : tous les Anglais furent tués ou pris. Plusieurs gentilshommes avaient obtenu des sauf-conduits pour se trouver à ce combat, qui
se donna à une lieue et demie de Ploërmel, et à une lieue de Josselin, dans
l'endroit où est actuellement une croix de pierre qui a environ quatre pieds de hauteur, et que l`on appelle
la Croix de la Bataille des Trente. Elle est au bord Noms des chevaliers bretons qui combattirent à la Bataille des Trente, sous le commandement du maréchal de Beaumanoir. De Tinténiac l'aîné et de Tinténiac le cadet, Gui de Rochefort, Yves Charuel (il fut
blessé), Rollin Raguenel, Caro de Bodegat , Huon de Saint-Yvon, Guillaume de Montauban, Louis
de Goyon, Geoffroi de la Roche , Geoffroi de Beaucorps, Tristan de Pestivien (il fut blessé),
Alain de Kerannaiz [Keranrais] (il renversa Ce combat se fit à pied et à cheval , disent les historiens, avec des armes de toute espèce, des épées, des lances , des maillets de fer, etc. Sur la croix qui est dans l'endroit ou se donna la bataille est gravée l'inscription suivante : A la mémoire perpétuelle de la Bataille des Trente, que Mgr. le maréchal de Beaumanoir a gagnée dans ce lieu, l'an 1350. ------------------ Je crois devoir ajouter à cet article quelques observations sur ce combat. On les doit à M. de Pommereul, capitaine au corps royal d'artillerie, et elles sont extraites d'un manuscrit intitulé : Fragments historiques sur plusieurs villes de Bretagne. « On m'accusera peut-être de témérité, en me voyant combattre
l'opinion généralement reçue sur le combat des Trente; mais on n'est point
téméraire pour rejeter certains miracles attribués à un saint par
d'ignorants légendaires, quand d'ailleurs on convient que ce saint en a
fait d'autres. Si l'on pouvait croire que je prends quelque plaisir à détruire un trophée élevé à la
gloire de ma nation, on serait injuste envers moi. J'ai seulement pensé que le respect que
j'ai pour ma patrie ne pouvait me faire oublier celui que je dois à la vérité. Quelque honorable Les objections qu'on fait contre le combat des Trente méritent, par leur importance, qu'on s'applique à les réfuter; les voici : 1° Les historiens anglais (au moins que je sache) ne font nulle part mention de ce combat; et il est très-surprenant qu'ils gardent un tel silence sur un fait de guerre unique et honorable pour les Anglais; car on peut être vaincu et sortir du combat avec gloire. 2° Les historiens bretons ne l'ont connu que par un manuscrit composé plus d'un siècle après l'événement (en 1470), et dont l'auteur n'a pu être instruit que par une tradition déjà éloignée. 3° On ne peut citer à l'appui de ce combat les historiens modernes. Tous ont servilement copié les écrivains bretons; et la multitude de leurs témoignages se réduit toujours à l'autorité qu'on doit donner au manuscrit mentionné ci-dessus. La première de ces objections ferait presque douter de la réalité du combat; la seconde en rend l'histoire au moins très-suspecte. En vain dirait-on que la croix élevée dans le champ de bataille et son inscription sont des
preuves que le combat a réellement ou lieu : rien ne serait moins convaincant; il faudrait
remonter à l'origine de cette croix, à sa première érection. Celle qui subsiste est
certainement d'une date très-postérieure à l'époque du Cependant, en voulant bien admettre, sur la foi des historiens bretons , la réalité du combat des Trente, pourrait-on ne pas s'apercevoir qu'il ne résulte du récit qu'ils en font qu'un chaos d'incertitudes, les unes propres à confirmer les doutes sur l'existence du combat, les autres capables de ternir la gloire des combattants bretons ? Selon ces historiens, il parait que de part et d'autre on combattit sur un seul rang. Cependant , suivez attentivement leur récit, et vous serez tenté de croire que les Anglais étaient sur plusieurs hommes de profondeur. Les Trente combattirent-ils sur un ou plusieurs rangs
? Premier doute. Les Trente étaient armés de pied en cap, c'est-à-dire, selon les
notions communes, chargés de casques, de cuirasses , de brassards, etc. Avec cette armure si
pesante, il semble qu'ils ont combattu à pied, ce qui est sinon impossible, au moins fort
difficile et un peu incroyable. Le seul d'Argentré dit avoir lu, dans une vieille chronique en vers, Les Trente combattirent-ils à pied ou à cheval ? Second doute. Les chevaliers avaient le
privilège et l'habitude, excepté peut-être dans les duels en champ clos, de ne vider leur
querelle qu'à cheval. Jusqu'alors ils n'avaient combattu que de cette manière, et cet usage se
perpétua très-long-temps après cette époque. Il est Les chevaliers et les écuyers étaient-ils en nombre égal des deux cotés au combat des Trente ? Les premiers combattirent-ils à cheval et les seconds à pied ? Troisième et quatrième doutes. S'il y avait moins de chevaliers parmi les Anglais que parmi les Bretons , et que cette espèce de combattants fût à cheval, la partie n'était pas égale pour les Anglais , et la gloire des Bretons en serait bien amoindrie, comme elle serait fort augmentée dans le sens inverse de cette supposition. Mais que dire enfin de l'écuyer Montauban , qui quitte le combat, monte un cheval, vient
toute bride se jeter au milieu des Anglais, en renverse huit, et décide ainsi la victoire en
faveur des Bretons ? Montauban était a pied, puisqu`il quitte le combat pour prendre un cheval
(observation qui prouve seule que tous les combattants de part et d'autre
n'étaient pas à cheval). Dans la supposition la plus vraisemblable et la plus favorable aux deux partis, dans celle
ou les chevaliers, en nombre égal des deux côtés, combattent à cheval et les
écuyers à pied; dans cette supposition, dis-je, Montauban, simple écuyer, faisait-il une belle action en se je- Quelques écrivains, auxquels la ruse de Montauban donnait des scrupules, ont
avancé trop gratuitement qu'on était convenu , de part et d'autre, qu'il combattrait à cheval. Cette prétention est absurde. Supposez tous les Anglais à
pied : ils n'étaient pas assez maladroits ou assez téméraires
pour consentir à un pareil accord. Supposez-les partie à pied, partie à cheval
: vous n'y gagnez rien ; il eût toujours été trop imprudent d'accéder à ce que les Bretons eussent un
cavalier de plus qu'eux. Au reste, le fait dément cette ridicule assertion. Si Montauban avait eu ››Et voilà justement comme on écrit l'histoire. "Un officier d'un mérite et d'un nom distingués, qui pourrait paraître avec éclat dans nos Académies comme dans nos camps (M. le vicomte de Toustain-Richebourg, major de cavalerie), proposa, dans un ouvrage publié en 1772, d'élever un monument dans le champ de bataille des Trente, à la place de la croix plus que mesquine qui sert à en retracer la mémoire (1). ›› On ne peut qu'applaudir à cette idée d'un
citoyen que le souvenir d'une belle action enflamme; mais, en convenant avec lui
qu'on doit consacrer la mémoire des héros et de leurs grandes actions, quelque effet que fit sur l'âme
des Bretons un pareil monument, quelque désir de gloire qu'il leur inspirât, je voudrais avant
------------------
(Note de la 1re édition.) ------------------
››Encore un mot sur ce monument. Si l'on adopte quelque jour le projet de
M. le vicomte de Toustain, je désirerais qu'aux inscriptions latines
qu'il propose on en substituât de françaises. Toute inscription publique doit parler au
peuple, et le peuple n'entend pas la langue des Romains. Le peu de respect qu'il montre pour ›› P. S. Je crois devoir prévenir mes lecteurs que
mes doutes sur la réalité du combat des Trente ne sont que des doutes
et non une négative absolue. Comme je ne suis pas difficile en matière de
preuves historiques, mon opinion est même, vu la multitude des probabilités
qui se réunissent en faveur de ce combat, qu'il a eu lieu; mais je persiste
à croire que nous ignorons la manière dont il s'est passé, et
que ce problème historique ne sera éclairci que quand les lumières que
je sollicite Observations de M. le vicomte de Toustain-Richebourg, sur les réflexions de M. de Pommereut concernant le combat des Trente. « Avant que nous eussions l'honneur de connaître personnellement M. de Pommereut, il nous a fait la politesse de nous communiquer l'écrit dans lequel il répand des nuages non seulement sur le détail et les circonstances du combat des Trente, mais sur la réalité même de cet événement. Sur un point d'histoire aussi intéressant pour la chevalerie bretonne en général, et pour quantité de familles en particulier, nous rapporterons sommairement quelques idées dont la lecture, jointe à celle de la dissertation de M. de Pommereut, mettra le public en état d'en juger. ›› 1° Nous pensons, avec cet estimable antagoniste, que l'erreur n'est bonne à rien, et que tout écrivain doit etre spécialement animé de l'amour et de la recherche du vrai. Mais le même sentiment, le même devoir qui lui prescrit de ne pas taire certaines vérités humiliantes et fâcheuses pour ses compatriotes, lui défendra-t-il d'en révéler, d'en soutenir quelques-unes d'honorables et douces ? Quels peuples, quels hommes écriraient ou liraient l'histoire, s'ils n'y rencontraient jamais aucun sujet d'encouragement ou de consolation ? ›› Qu'importe à la certitude du fait dont il
s'agit, le silence de la plupart des auteurs anglais ? On sait qu'avant les Hume, les Robertson et un
très-petit nombre d'autres très-modernes, nuls historiens, pas même les Espagnols, n'étaient, autant » 2° Cette pièce de l'an 1470 n'était pas le seul
ancien manuscrit, puisque d'Argentré connaissait une autre vieille chronique en vers. La
différence ou variété des listes prouve la multiplicité des relations.
Il ne serait pas étonnant que rien n'eût été transmis ou publié sous les
contemporains. Combien de faits ne sont imprimés, consignés, écrits presque nulle part, précise- * Marteville et Varin (1843) : |
Patrimoine.
Archéologie / Glad. Arkeologiezh : seules les fenêtres ouvertes ont des liens actifs
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Étymologie / Gerdarzh : |
Personnes connues | Tud brudet |
Armorial * Ardamezeg
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Keradreux, ou Caradreux | de Quélen | |||
Seigneurs dudit lieu et des Aulnays, en
Lanouée; du Brail-Hay en Saint-Gilles; de Saint-Malo en
Plöermel; de la Fontaine, en Mohon; de la Voillemoysan
en la Croix-Helléan "d'argent à trois léopards d'azur" "en arc'hant e dri leonparzh en glazur" références et montres de 1440 à 1513 (PPC) |
ramage de Porhoët seigneurs dudit lieu, du Plessis-Monteville, et de Tréganteuc, en Guégon; de la Villebouquay, en Ploërmel; du Quilliou, en Ménéac; de la Villegourdan et de la Villecadoret, en Guéhenno; de Caussade, en Quercy; duc de la Vauguyon et pair de France en 1758; prince de Carency; baron de Tonneins; seigneur de Saint-Mégrin; vidame de Sarlat "d'argent à trois feuilles de houx de sinople" "en arc'hant, e deir delienn kelen c'heotet" sceau : siell 1380 devise / ger-ardamez Advise références et ontres de 1426 à 1513 (PPC) |
Vie associative | Buhez dre ar gevredadoù |
Communes limitrophes de la Croix-Helléan |
Kumunioù tro war dro Ar Groez-Helean |
Sources; Bibliographie / Eien; Levrlennadur
: * OGEE : Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne; vers 1780; * A. MARTEVILLE et P. VARIN, vérificateurs et correcteurs d'Ogée. 1843. * Dictionnaire MEYRAT : Dictionnaire national des communes de France. (année 1968). Editions Albin-Michel Paris. 1970 * Jean-Yves LE MOING : Les noms de lieux bretons de Haute Bretagne. Coop Breizh. 1990 * Erwan VALLERIE : Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez * Corpus * Traité de toponymie historique de la Bretagne. An Here. 1995 |
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