Encyclopédie Marikavel / Jean-Claude EVEN

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Noms de lieux Noms de personnes

Breizh

Bretagne

Bro-Wened

Pays de Vannes

Eskopti-Wened

Evêché de Vannes

Elven

page ouverte le 16.07.2009 forum de discussion

* forum du site Marikavel : Academia Celtica 

dernière mise à jour 19/09/2009 11:19:40

Définition : commune de la Bretagne historique, en Pays de Vannes / Bro Wened; évêché de Vannes.

Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Morbihan; arrondissement de Vannes; chef-lieu de canton; sur l'Arz. 

Superficie : 6400 ha. 

Population : 3600 communiants, vers 1780 (y compris ceux d'Aguénac); 3376 hab. en 1888; 3326 hab. en 1891; 2862 hab. en 1968; 3003 hab. en 1982; 3500 hab. en 1996; 4034 hab. en 2003; 

Armoiries; Blason

* Froger-Pressensé : "de gueules à deux tours d'or, ouvertes, éclairées et maçonnées de sable, celle de dextre réduite. Au franc canton d'azur à dix besants d'or, 4, 3, 2, 1"

Paroisse : église sous le vocable de saint Alban.

Histoire :

* Ogée (1780) : Elven; sur la route de Vannes à Ploërmel; à 3 lieues 1/4 de Vannes, son évêché et sa subdélégation , et à 17 lieues de Rennes. Cette paroisse a une haute et basse-justice, qui ressortit au siège présidial de Vannes. On y compte 3600 communiants, y compris ceux d'Aguenac, sa trêve. La cure est à l'Ordinaire. Il s'y tient un marché par semaine. Auprès du pont Guillemet, sur la rivière d'Artz, est une montagne sur laquelle il se trouve des cristaux, dont les uns sont d'un blanc transparent, et les autres exagones. Ces derniers, lorsqu'ils sont travaillés, imitent, à quelque chose près, ceux du Rhin.

L'antique château d'Elven appartenait, dans le XIIIe siècle, aux seigneurs de Rieux; en 1490, il était au maréchal de ce nom. La duchesse Anne le fit démolir avec plusieurs autres appartenant à ce même seigneur, à qui elle donna une somme de 100,000 écus pour indemnité. (Voy. Ancenis.) Cette seigneurie appartenait, en 1610, au duc d'Elbeuf, qui l'avait reçue de Louise de Rieux, sa mère. Ce duic afféagea le parc d'Elven , planté en bois de futaie et enfermé de murs; l'ancien château démoli en 1490; les étangs et retenues situés dans ledit parc, qui peut contenir trois cent trente-un journaux de terrain, et vendit les terre et seigneurie de Largouet, avec l'agrément du roi et de la reine-mère, qui jouissait du domaine de là Bretagne, à titre de douaire, par contrat passé le 25 mai 1655, à.....Rozei, pour une somme de 43,000 livres, et une rente de 60 sous payable à la fête de Noël de chaque année. En 1659, le sieur Rozei vendit le parc et le château d'Elven au céèbre Fouquet, surintendant des finances, qui les revendit à Louis de Tremereuc, conseiller au Parlement de Bretagne, à la charge de relever du roi et autres seigneurs. Ce bien appartient à résentà M. de Cornullier, président au Parlenent de Bretagne. Les maisons nobles d'Elven, en 1400, étaient : les manoirs de Kerfili, au seigneur de Coëtquen; de Panistrel, à Pierre de Beau-Chesne; de Trufléan, à Richard de Crézolles; de Kerbouleven, à Jean le Bastard; de Logodec. à Alain le Comte; du Bot-Duval. à Jean l'Estoubenec; du Pré, à Jean Bizien; de Tremoudic. à Eon de Gaberic; les maisons noble de Camarec, à Guillaume de Camarec; du Helfau, à Alain du Helfau; l'Ebergement de Daquenac, à N..... de la Saudrais; Kerlo, la Boissière et la Haie-Dréan. Ce territoire est arrosé des eaux de la rivière d'Artz, sur les bords de la quelle sont de très-belles prairies. Les terres sont fertiles en grains de toutes espèces et en lin, mais mal cultivées; les landes y sont très-étendues. On y fait du cidre.

* Marteville et Varin (1863) : ELVEN; commune formée de l'anc. par. de ce nom moins sa trêve Trédion, non indiquée par Ogée, et qui a été récemment érigée en commune; aujourd'hui cure de 2è classe; chef-lieu de perception; brigade de gendarmerie à cheval; bureau de poste; relai de poste à Pont-Guillemet — Lim. : N. Trédion; E. Saint-Guyomard, Larré; S. Treffléan, Saint-Nolf; O. Saint-Nolf, Monterblanc, Plaudren.— Princip. vill. : Saint-Christophe, Lescastel, Pont-Guillemet, le Grazo, Lelesvel, Kerhouil, Kerfili, Bezidalan, Kerbousse, Poulo, Saint-Clément, Tréluhan, Logodec, la Haie Belle Fontaine, Mélénec, Bois-d'Elven et Lescouet. —Objet remarquable : la vieille tour d'Elven. — Superf. tôt. 6291 hect 63 a. 56 c., dont les princip. div. sont : ter. lab. 1919; prés et pat. 950; bois 320; verg. et jard. 127; marais 105; étangs et mares 4; châtaigneraies 6; pins et sapins 20; landes et Incultes 2801; sup. des prop. bât. 34; coût, non imp. 109. >>>Elven, situé sur la route royale n° 166, dite de Vannes à Dinan, est un bourg triste et mal bâti. La rivière d'Artz traverse cette commune de l'ouest à l'est, et forme la grande quantité de marais qu'on trouve énoncée ci-dessus, marais qui occasionent des fièvres très-fréquentes. On s'occupe en ce moment de faire disparaître les causes qui amènent les inondations et qui, par suite, produisent ces marais. — La vaste lande dite de Lanvaux forme toute la limite nord de la commune; plusieurs autres landes couvrent ce sol; les principales sont celles de la Haie-Dréan, de Lescastel, de Saint-Christophe, de Gléhuiton, de Kerhouil. — Les terres les plus fertiles sont celles qui avoisinent les dix derniers villages que nous avons cités à l'énumération ci-dessus.

Il n'est personne en Bretagne qui ne connaisse la tour, ou pour mieux dire les tours d'Elven, l'un des plus intéressants débris que nous a légués le moyen-âge et qui se voient à environ 2 kil. au sud du bourg. Avant de nous occuper de savoir à quelle époque remontent ces ruines, nous allons les décrire. Le donjon, plus curieux à lui seul que tout ce qui l'environne, servait, disent les traditions, de prison d'état; il est de forme octogone; ses murs ont à la base 5 à 6 m. d'épaisseur, et leur plus grande élévation est de 40 m. Ou dit qu'il renfermait jadis une citerne, un four, une chapelle, et se terminait par un moulin à vent, toutes choses si essentielles dans les guerres d'alors. Il y a deux escaliers en granite, dont chacun correspondait avec une partie distincte de cette tour, que divisait un mur de refend. Ce donjon est construit en pierres de taille liées par un ciment dans lequel on remarque une grande quantité de coquillages. On y pénètre par un mauvais pont en planches, qui remplace l'ancien pont-levis; on passe sous la poterne en ruines, et l'on se trouve au pied de celui des escaliers qui conduisait jusqu'au sommet de cette énorme tour. « Chaque année, nous écrit M. de V....., les raffales du vent, les torrents de la pluie d'hiver, détachent quelques pierres qui s'écroulent, avec un bruit sourd, dans l'intérieur déjà encombré de blocs entassés par mille chutes successives.... Du sommet de la tour, la vue plane à l'aise sur un immense horizon, et découvre à ses pieds les galeries découpées à jour et le clocher élancé de la jolie église d'Elven; puis, au loin, Treffléan, Larré, Saint-Nolf, Monterblanc et la forêt de Molac. A l'extrême horizon, parmi les bruines, vers le midi, percent les flèches et les tours de Vannes, la vieille cité, et le Morbihan miroite au soleil parmi ses cent îles..... De profondes et larges douves vertes s'ouvrent encore au pied du donjon d'Elven, sur lequel le lierre a jeté ses draperies comme un sombre manteau.» Plusieurs autres tours rondes groupent autour du géant féodal leurs masses croulantes et éparses sur la ligne d'enceinte du vieux château... Vers le nord, il est facile de reconnaître les ruines de la chapelle.... C'est au haut de ce donjon que les royalistes avaient, en 93, établi les signaux qui servaient à relier les mouvements des hommes de Grandchamps et de Sainte-Aune-d'Auray.

On a beaucoup varie sur la date qu'il convient d'assigner à ces ruines. Tout d'abord, nous ferons observer que le donjon ne peut être attribué à la même époque que toutes les autres tours. Son architecture a un cachet particulier, et qui ne remonte certainement pas jusqu'aux premières croisades. En effet, d'une part ses mâchicoulis en pierres ne paraissent en France , dans aucun donjon, jusqu'à la fin du XIè siècle, et de l'autre ses fenêtres sont ornées de croisées en pierre, signe on ne peut plus caractéristique et qui fut adopté par tous les seigneurs qui avaient été croisés. Ainsi donc, nous acceptons volontiers l'opinion de M. de Fréminville, qui attribue cette construction à la deuxième moitié du XIIIè siècle, en ce sens qu'elle ne peut être plus ancienne, mais tout en pensant aussi qu'elle est beaucoup plus récente (1). Le donjon de Vire, qui appartient au XIIè siècle , est ce que nous connaissons de plus ancien et en même temps de plus analogue au donjon d'Elven. Toutefois, dans ce dernier, il y a des traces d'une architecture qui porte environ cent ans de moins, notamment la fréquence de l'ogive. — Cette opinion n'a trait, on le comprend, qu'à l'architecture de ce château et à l'époque probable de sa construction. Pour ce qui regarde la maison d'Elven, nous croyons ne pouvoir mieux faire que de rapporter ici ce que nous communique encore M. de V.....« Cette antique châtellenie a long-temps fait partie des domaines de la maison de Rieux, issue des premiers comtes de Vannes, et de la race du roi Saint-Judicaël. Ogée dit que dès le XIIIè siècle, Elven appartenait aux sires de Rieux; mais son existence et son importance comme seigneurie datent d'une époque bien plus reculée. — Le premier seigneur connu d'Elven vivait au coimmencement du Xè siècle. Au temps des guerres acharnées entre les comtes de Vannes et de Rennes, et des ravages de la Bretagne par les Normands, eu 907, Derrien, fils d'Alain-le-Grand, possédait la seigneurie d'Elven, qui forma son apanage. Ou trouve en 1121 un autre Derrien et son fils Even, qualifiés aussi seigneurs d'Elven dans une charte de Judicaêl, évêque de Vannes, en faveur de l'abbaye de Redon. En 1127 , un seigneur d'Elven assista, avec les seigneurs de Porhoët, de Rieux, de Malestroit, de Châteaubrianl, de Raiz, de La Guerche, de Montfort, etc., à la cérémonie de la réconciliation de l'église abbatiale de Redon, profanée par Olivier de Pontchâteau et ses complices, dans la guerre qu'ils soutinrent contre Conan III, duc de Bretagne.—Il paraît que cette branche de la famille d'Alain Ier s'éteignit vers le milieu du XIIè siècle, ou plutôt qu'elle vint se fondre dans celle de Rieux , qui descendait comme elle d'Alain-le-Graud. Avant d'être reconnu duc de Bretagne, Alain était comte de Vannes ou Bro-Erech, et de plus seigneur de Rieux; il eut, entre autres enfants, Rudalt ou Raoul, qui fut le chef delà branche des sires de Rieux, et Derrien, dont la postérité donna des seigneurs d'Elven pendant deux siècles. — Du reste, à la fin du XIIè siècle, la châtellenie d'Elven appartenait bien certainement à la maison de Rieux.» — Il faut, en laissant cette notice sur Elven, rappeler que c'est en ce château que François II retint prisonnier le comte de Richemond (1485.)

Selon M. Mahé on voit, à l'entrée de la forêt d'Elven et près du grand chemin, sept pierres jadis destinées a en soutenir une autre pouvant avoir 4 m. de diamètre. — On voit aussi dans le bois de Kerfili une fort belle roche aux fées, qui semble avoir été soutenue par quatre rangs de pierres, Si les pierres formant toit recouvraient les deux allées extérieures, cet édifice druidique avait des bas-côtés; si elles ne portaient que sur les deux rangs du milieu, les rangées extérieures formaient une espèce de péristyle.— Dans le quartier de Camarec est une petite enceinte que quelues antiquaires ont prise pour un témène. — La voie romaine qui, selon M. Bizeul, allait de Vannes à Blain , entrait en Elven au sortir de Treffléan (voy. ce mot); elle se confondait avec ce qui est actuellement la roule de Vannes à Redon, à la butte de Penroc'h. De ce point, elle descend à Saint-Pierre. Le même antiquaire pense que Lescastel, village à 1 kilom. au nord de Penroc'h, était un point lié avec cette voie; car on y remarque les débris d'un camp. De Saint-Pierre, la voie se dirige vers Sulniac. (Voy. ce mot.) — La route royale n° 166, dite de Vannes à Dinan, 


(1) M. Athénas a établi (Lyc. armor., t. IV, p. 472) que le château d'Elven a dû être bâti vers 1192, par Payen de Malestroit; les armes de cette famille sont, dit cet auteur, sculptées en plusieurs endroits; c'étaient, on le sait, 10 bezants par 4, 3, 2 et1. M. de Fréminville a déduit des mêmes faits que cette construction doit être attribuée à Eudes ou Eudon de Malestroit (vers l256). — Cette opinion nous semble mieux cadrer avec le style de ces débris.

 

Patrimoine. Archéologie

seules les fenêtres ouvertes ont des liens actifs

Le bourg Ar gêr
Eglise saint Alban XVIè, XIXè) Iliz sant Alban
Chapelle saint Christophe (XVè, XVIè)  (+ stèle et croix)  
Chapelle saint Clément (XVè),  (+ croix)  
Chapelle de Kerlo Chapel Kerlo
Chapelle saint Germain (XVIè) Chapel sant Jermen
Chapelle saint Thomas Chapel sant Tomas
Chapelle Notre-Dame de la Clarté, à Camaret Chapel Itron varia a Sklaerder, e Kameled
Chapelle sainte Anne (1902) Chapell santez Anna
Dolmen de la Loge aux Loups, dans les bois de Kerfily  
   
   
   
Manoir de Kerlo / Kerléo (Renaissance)

(fut habité par Descartes)

Maner Kerlo
Manoir de Camaret (+ fontaine + chapelle, 1830)) Maner Kameled ( + feunteun)
Tours d'Elven / forteresse de Largouët (XVè) Toutioù Elven
Château de Kerfily (fin XVIIè) (+ château et moulin)  
Manoir de la Chesnaie (début XXè)  
Manoir de Helfaut  
Presbytère Presbital
Calvaire du cimetière (vers 1896) Kalvar ar vered (war dro 1896)
Calvaire de Kergousse  
Stèle de Gohélis  
Villa gallo-romaine de Saint-Christophe  

i

Les tours d'Elven

1888

Étymologie :

* Jean-Yves Le Moing (1990) : Elven, 910, CR.

* Editions Flohic : "Elven pourrait avoir pour origine Plou en Elf (ou Elv) Guen : la paroisse du peuplier. Les essences végétales ont en effet très souvent donné leur nom au lieu où elles étaient dominantes

Personnes connues Tud brudet
Derrien, (fils d'Alain le Grand)

seigneur d'Elven

 
Henri Tudor (Henri VII d'Angleterre)

duc de Richmond; enfermé au château d'Elven en 1474.

 
le maréchal de Rieux

conseiller du duc de Bretagne François II; tuteur d'Anne de Bretagne

 
Famille Descartes

 

propriétaire du château / manoir de Kerléau

 

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù
Jumelage avec Lüdingworth, Allemagne  

Communes du canton d'Elven Parrezioù kanton Elven
Elven Elven
Monterblanc    
Saint-Nolff    
Sulniac    
Trédion    
Treffléan    
La Vraie-Croix    

Communes limitrophes d'Elven Parrezioù tro war dro Elven
Monterblanc Plumélec Trédion Sérent Saint Guyomardd La Vraie-Croix Sulniac Treffléan Saint-Nolf

Sources; Bibliographie :

* OGEE : Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne; vers 1780; 

* A. MARTEVILLE et P. VARIN, continuateurs et correcteurs d'Ogée, 1843.

* Adolphe JOANNE : Département du Morbihan. Hachette. 1888.

* Éditions Albin-Michel : Dictionnaire Meyrat. Dictionnaire national des communes de France. 1970.

* Jean-Yves Le Moing : Les noms de lieux bretons de Haute Bretagne. Coop Breizh. 1990.

* Éditions Flohic : Le patrimoine des communes du Morbihan; 1996. 

* Michel Froger et Michel Pressensé : Armorial des communes du Morbihan. Froger. S.A. 1999.

* Hervé Abalain : Les noms de lieux bretons. Universels Gisserot. 2000.

* J.L RAMEL et A.J. RAUDE : Liste des communes galaises du département du Morbihan. Rolaey dez comunn galeizz deu departamant deu Mor-Bihan. Roll komuniou galloweg departamant ar Morbihan . Maezoe-Heveziken. 2003.

* Daniel DELATTRE : Le Morbihan. Les 261 communes. Éditions Delattre. 2004. 

Liens électroniques des sites Internet traitant d'Elven

* lien communal : 

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

* pour le blason d'Elven : dessin JC Even sur logiciel Genhéral5. 

* Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3

hast buan, ma mignonig vas vite, mon petit ami

go fast, my little friend

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