| Noms de lieux / Anvioù lec'hioù | Noms de personnes / Anvioù tud |
Breizh Bretagne |
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Cohiniac *** Kaouennieg
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| page ouverte le 14.02.2005 | forum de discussion
* forum du site Marikavel : Academia Celtica |
dernière mise à jour 14/08/2008 21:22:57 |
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Définition : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Saint-Brieuc, seigneurie du Goëlo. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département des Côtes d'Armor; arrondissement de Saint-Brieuc; canton de Châtelaudren; sur le Leff et le Camet. Superficie : 1226 ha. Population : 600 'communiants' vers 1780; 714 hab. en 1860; 760 hab. en 1878; 707 hab. en 1881; 680 hab. en 1890; 408 hab. en 1970; 393 hab. en 1978-1985; 372 hab. en 1990; 351 hab. en 1999; |
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Histoire : * Ogée (1780) : Cohiniac; sur la route de Quintin à Châtelaudren; à 3 1ieues 1/4 à l'O.-S.-O. de Saint-Brieuc, son évêché et son ressort; à 21 1ieues 1/2 de Rennes, et à 11ieue 1/2 de Quintin, sa subdélégation. MM. Paasne et Chavagnac en sont les seigneurs. On y compte 600 communiants. La cure est à. l'alternative. La rivière du Liest prend sa source dans ce territoire, qui est coupé de petits ruisseaux qui vont se jeter dans cette rivière, qui se perd elle-même dans celle de Trieuc. On y voit de bonnes terres, des arbres dont les fruits servent a faire du cidre, de belles prairies, et, comme presque partout ailleurs, des landes et des terres non cultivées. On y remarque le château du Rumain, qui, en 1346, appartenait à Guillaume le vicomte, sieur du Rumain, chevalier des ordres du roi [ils n'étaient pas créés à cette époque'), et grand pannetier de France, sous le règne de Philippe de Valois, sixième du nom. En 1631, Pierre de Trolong, sieur du Rumain, épousa Jeanne Goyon-de-Beau-Corps, dont il eut un fils qui fut père de plusieurs enfants. Le plus célèbre d'entre eux fut Charles-Yves de Trolong, maréchal des camps et armées du roi. Cette terre a moyenne et basse-justice, et appartient à Mme de Pellan, qui possède encore celle de Ville-au-Roux, moyenne et basse-justice, située dans ce même territoire. * Marteville et Varin (1843) : COHINIAC, commune formée de l'anc. par. de ce nom, aujourd'hui succursale. —
l.imit. : N. Plouvara; E. Saint-Donan; S. le Leslay ; O. Bocquého. — Princip. vill. : la Ville-d'Abas, le Rumain,
Kercoublot, Kerperry, Kerbargand, Kertanguy, le Gartouet, la Chapelle, la Vallée, Poulfranc ( le petit ), Poulfranc ( le grand ), Longues Raies, Porte-ès-Burlots, l'Hurmain,
Kercouhan, Kerlabo, Grimolet, Ville-Auvé, Guerlino, Renernard. — Superf. tôt. 1225 hect. 75 a., dont les princip. div. sont : ter. lab. 645; prés et pat. 95; bois 19; verg. et jard. 8; landes et incultes 330; pâtures communes 68; sup des prop. bat. 1; cont. non imp. 50. Const. div.
196; moulins 3 (aux Moines, aux Prêtres, a eau). >>> La Charte de
Conan IV, confirmative des biens des Templiers (1160) nous apprend que ceux-ci possédaient une aumônerie en
Cohiniac, en Cognuac, dit ce titre. (D. Mor., Preuves, t. I, col. 638.) Ce document s'explique encore par la présence d'un moulin, sans doute banal alors, appelé moulin aux Moines. — Dans l'an
III, les insurgés violèrent la trêve du 14 nivôse et dévastèrent
Cohiniac. — La route départementale n. 12 des Cotes du Nord, dite de Quintin à Chateaubriand, traverse la commune et le bourg. Sa direction est sud-sud-est à nord-nord-ouest.
— Géologie : constitution granitique, quartz en quelques parties. — On parle le français et le breton. JC Even : Le territoire de Cohiniac fait partie du pagus Vellavensis (pays Goëlo), dans la fédération des Ossismes. Avec le sud du pays Goëlo,il en a été détaché apparemment vers le IIIè ou IVè siècle au profit des Curiosolites (chef lieu : Corseul). A l'époque de l'installation des Britto-romains, Cohiniac fait partie de la paroisse primitive ( = plou), de Plouvara. Elle en est détachée pour former une paroisse autonome, la première mention écrite connue datant de 1160. ***** Maires de Cohiniac : M. ROBERT, 1790; MARO : 1795; HILLION, 1797; S. LE FEVRE, An VIII / 1839; Joseph ALLICHON, 1840; H. LE BIHAN, 1848; Joseph LE MEHAUTE, 1853; |
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Paroisse : église sous le vocable de saint Quentin. |
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Armoiries; blason : * Daniel Delattre (2004) : "écartelé, au 1 à trois mouchetures d'hermine; au 2 d'azur au croissant d'or; au 3 d'azur à la bande d'or accompagnée de 2 étoiles d'argent; au 4 d'argent à la chouette de sable becquée et membrée de gueules". |
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| Patrimoine. Archéologie :
seules les fenêtres ouvertes ont des liens actifs
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Étymologie : * Marteville et Varin (1843) : " Cognuac, 1160); * Régis de Saint-Jouan (1990) : "Cohigniac, vers 1220"; * Bernard Tanguy (1992) : "Coginiac, 1160; Lohimac ( = Cohiniac ?), 1182; Cohignac, Cohiniac, 1220; Cohinac, 1237; Cohignac, 1240; Cohinnac, 1247; Coignac, 1254, 1264; en gallo : Coïna". "Homonyme de villages de Berric et Plouay (Morbihan), Blain (Loire-Atlantique), Guignen et Pipriac (Ile et Vilaine), Cohignac se désigne, par sa terminaison, comme un nom gallo-romain. Plutôt qu'un dérivé en -acos d'un hypothétique nom d'homme *Cotinius, gaulois, pour certains, latin, pour d'autres, il pourrait s'agir d'un dérivé de -iacos du bas-latin cavannus "chouette", mot d'origine gauloise, auquel correspond le vieux-breton couhann, aujourd'hui kaouan, kaouen (cf. la prononciation Kaonieg, pour Cohignac, village de Plouray)". * Éditions Flohic (1998) : "du bas latin cavanus, chouette". * Hervé Abalain (2000) : "Kaouennieg (nom gallo-romain, de cavannus en latin, kaouen en breton : chouette : endroit où abondent les chouettes". * Daniel Delattre (2004) : "Coginiac au XIIè; Cohiniac au XIIIè. L'origine de Cohiniac remonte à l'époque gallo-romaine". ***** Commentaire JC Even : On pourrait aussi rapprocher ce nom de celui de la commune de Caouënnec, en Trégor, entre Cavan et Lannion. |
| Personnes connues | Tud brudet |
| Guillaume Le Vicomte
grand-panetier de France, sous Philippe VI de Valois |
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| Tritan du Perrier, baron de Quintin | |
| Pierre de Trolong, seigneur du Rumain | |
| Charles-Yves de Trolong,
maréchal des camps des armées du roi de france. |
Armorial - Ardamezeg - Heraldry
| Palasne | Chavagnac | Rumain | Trolong | Goyon-de-Beau-Corps |
| Vie associative | Buhez dre ar gevredadoù |
| Communes limitrophes de Cohiniac | Parrezioù tro war dro Kaouennieg |
| Plouvara | Saint-Donan | Le Foeil | Le Leslay | Boqueho |
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Sources : * OGEE : Dictionnaire de Bretagne, vers 1780; * A. MARTEVILLE et P. VARIN : continuateurs et correcteurs d'Ogée; 1843. * Anonyme : Dictionnaire des communes des Côtes du Nord. 1860. * M.N Bouillet : Dictionnaire universel d'histoire et de géographie. Librairie Hachette. Paris. 1863. * Adolphe JOANNE : Département des Cotes du nord. 1878. * René COUFFON : Recherche sur les églises primitives. Sté d'Émulation des Cotes du Nord. 1945-1946) * Éditions ALBIN-MICHEL : Dictionnaire des communes de France. 1970. * Roparz HEMON : Nouveau dictionnaire Breton-Français. 1973. * Larousse : Petit Larousse illustré. 1979. * Michel de la TORRE : Cotes du Nord; l'art et la nature de ses 371 communes. 1985. * Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Cotes d'Armor. Chasse-Marée - Ar Men. 1992. * Éditions FLOHIC : Le patrimoine des communes des Côes d'Armor. 1998. * Hervé ABALAIN : Les noms de lieux bretons. Universels Gisserot. 2000. * Alain DAG'NAUD : Guide des lieux insolites et secrets de Bretagne. Universels Gisserot. 2002. * Daniel DELATTRE : Les Côtes d'Armor. Les 372 communes. Éditions Delattre. 2004. |
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