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Noms de lieux * Anoioù lec'hioù

Noms de personnes * Anaoioù tud

Breizh

Bretagne

Bro-Gernev

Cornouaille

  Kastell-Nevez

Châteauneuf-du-Faou

 

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pajenn bet digoret an 18.03.2008 page ouverte le 18.03.2008    

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

dernière mise à jour 31/10/2017 20:00:04

Définition : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Cornouaille. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Finistère, arrondissement de Châteaulin; chef-lieu de canton; sur l'Aulne et le Ster Goanez

Superficie : 4193 ha. 4258 ha ? (Delattre)

Population : 2900 hab. vers 1780; 2000 hab. en 1863; 3201 hab. en 1878; 4016 hab. en 1906; 3723 hab. en 1968; 3924 hab. en 1979; 3972 hab. en 1982; 3827 hab. en 1990; 3595 hab. en 1999; 

Blason; Logo

* Éditions Flohic (1998) : "Il évoque le château à l'origine de la ville et la rivière de l'Aulne qui coule au pied du château"

* Froger & Pressensé (2001) : "d'azur à un château d'argent, ajouré et maçonné de sable, accompagné en pointe d'une fasce ondée d'argent". Conception : Commission Départementale d'Héraldique. P.F : 17 juillet 1978.

* Daniel Delattre (2004) : "d'azur à un château ouvert d'argent, ajouré et maçonné de sable, accompagné en pointe d'une fasce ondée d'argent"

Paroisse : église sous le vocable de saint Julien.

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Gustave GEFFROY (1905)

Histoire :

* Ogée (1780) : Châteauneuf-du-Faou ; petite ville sur la rivière d'Aulne, et sur la route de Carhaix à Châteaulin; à 6 1ieues 1/2 de Quimper, son évêché, à 33 1ieues 1/2 de Rennes, et à 4 lieues 3/4 de Châteaulin, sa subdélégation. Cette paroisse, dont la cure est à l'alternative, avait autrefois une jurisdiction royale, qui fut unie et incorporée au siège royal de Carhaix. Elle n'a plus qu'une sénéchaussée, avec haute, moyenne et basse-justice, qui relève du roi. On y compte 2900 habitants, y compris ceux du Moustoir, sa trêve. Il s'y tient un marché tous les mercredis. Ce territoire est fertile en grains, mais peu cultivé. On y voit des montagnes, des coteaux, des vallons, des landes, des bois, la forêt de Laz, qui peut avoir deux lieues de périmètre, située a peu de distance de la ville, et des pâturages excellents, qui procurent aux habitants les moyens d'élever beaucoup de bestiaux. Les environs de la forêt de Laz étaient autrefois très-dangereux pour les voyageurs; il s'y est commis une infinité de meurtres. Les princes de Léon ont conservé pendant long-temps la seigneurie du Faou, qui appartenait, en 1250, à Hervé de Léon, l'un de leurs descendants. En 1400, le manoir du Verger appartenait à Pierre le Galle; celui de Meros, à Dronion de Rosily, et ceux de Kernechanstaer (Keransker), Quenquis, Kermorel (Kermoul à Rihan-du-Rumain], à N.....L'an 1594, le capitaine du Liscoëet, qui avait embrassé la religion prétendue réformée, pour épouser une demoiselle de la maison de Vaux, en Anjou, qui passait pour une des plus belles femmes de son temps, vint, avec un corps de troupes, à Châteauneuf-du-Faou , où, de concert avec ses soldats, il fit souffrir les plus cruels supplices aux habitants, et surtout aux prêtres. Un de ces soldats, ayant saisi le saint ciboire de l'église paroissiale, jeta par terre une hostie qu'il renfermait. Un prêtre, qui l'aperçut tomber, se prosterna aussitôt et l'avala. Le soldat fut si indigné de cette action, qu'il lui passa son sabre au travers du corps et le tua. On voit, par l'ordonnance que François Ier donna à Arques, le 12 août 1545, sur les eaux, forêts, chasse et pêche, qu'il y avait autrefois, dans ce territoire, une grande forêt qui portait le nom de la ville ci-dessus.

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* Marteville et Varin (1843) : CHATEAUNEUF-DU-FAOU (sous l'invocation de saint Julien et de la Vierge), commune formée de l'anc. par. de ce nom, aujourd'hui cure de 2è classe; chef-lieu de perception; bureau d'enregistrement; bureau de poste. — Limit. : N. Plonévez-du-Faou; E. Spézet; S. Saint-Thoix, Laz, Saint-Goazec; O. Lennon. — Princip. vill. : Kerfloux, Kermerrien, Léjégu, Trediern, le Quinquis, Kereffrant, Rossily, Lanveur, Treuscoat. — Superf. tôt. 4193 hect. 64 a. 92 c., dont les princip. divis. sont : ter. lab. 1915; prés et pat. 215; bois, 146; landes et incultes 1623; verg. et jard. 72; can. de navigation 72; étangs 3; sup. des prop. bat. 21; cont. non imp. 124. Const. div. 594; moulins 4 (du Duc, du Milieu, Neuf, Petit, à eau). Le manoir du Verger existe encore. — Le pardon de cette commune a lieu le 30 août. — Châteauneuf avait autrefois une trêve nommée le Moustoir, qu'elle a absorbée; on y célèbre rarement le service divin. — II y a, outre ces deux églises, 1° la chapelle de Notre-Dame des Portes, sous l'invocation de la Vierge, et en grande vénération; elle est desservie tous les jours : c'est du reste un monument ancien et de construction élégante; les fenêtres sont délicieuses, la porte admirable d'exécution; une sculpture assez originale est aussi à voir. Le chœur est moderne, ainsi qu'une partie de la chapelle nord. 2° Saint-Michel, où l'on officie rarement. — On ignore la date précise de la fondation de l'église; mais le clocher est très-moderne. — Les Bretons prononcent Castel-Névez-ar-Fau; or, fau ou phao signifie hêtre. — Le château neuf qui a donné son nom à cette commune était sans doute le vieux château qui dominait le bourg, et dont on aperçoit encore les fondations sur la colline qui penche vers l'Aulne, ou Avon. (V. Chateaulin.) La chapelle Notre-Dame des Portes était sans doute bâtie à l'entrée du château. De ce point, on a devant soi une vue vraiment magnifique.—M. Maisonneuve, juge de paix à Châteauneuf, nous a écrit qu'il a souvenir qu'un vieux manuscrit relate qu'à Poul-Audren eut lieu l'engagement entre les paysans et les royaux, dont notre auteur parle à l'article Carhaix, et dans lequel les premiers laissèrent tant de morts. — II y a dans la commune plusieurs menhirs : mais aucun ne mérite d'être cité spécialement.— La mendicité est fréquente; elle est entretenue par l'absence de toute industrie, et surtout par l'aisance dont jouit le mendiant. — Le froment est peu cultivé; mais le chanvre l'est beaucoup; ce dernier est tout employé dans la commune. — On fait des élèves de bestiaux qui s'exportent dans les départements du Morbihan et des Côtes du Nord. On élève aussi des chevaux; mais les courses, autrefois florissantes, ont beaucoup diminué, et avec elles la valeur des élèves, qui cependant sont des bêtes estimées pour leur légèreté. Petits et vifs, ces chevaux sont éminemment propres à la selle. — L'industrie des miels et des cires commence à se propager, et déjà l'on exporte chaque année plus de cent barriques de miel et de 2,000 kilogrammes de cire jaune. — Les maladies psoriques sont fréquentes dans ce pays.— La route départementale n°3, dite de Châteaulin à Guingamp, traverse la commune de l'ouest à l'est. Deux chemins de grande communication arrivent au bourg, venant de Rosporden et de Quimper; un autre se dirige vers le Huelgoat. — L'Aulne, canalisée, baigne toute cette commune.—Il y a foire le premier mercredi de chaque mois, et les 20 janvier, 3 mars, 23 avril, 15 mai, 11 juin, 20 août, 15 octobre, 11 novembre; le lendemain, si l'un de ces jours est férié. — Géologie : la grawacke domine, et s'exploite comme pierre à bâtir. Il y a quelques ardoisières. Traces de minerai de fer non exploitable. — On parle généralement le breton.

Les vicomtes du Faou sont en effet issus des comtes de Léon; mais ils en étaient indépendants, et leur ont fait quelquefois la guerre. On ignore à quelle époque la seigneurie de Châteauneuf-du-Faou a cessé d'appartenir aux vicomtes du Faou.                                     De R. 

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* Gustave GEFFROY (1905) : 

" ... Si ces images de la chapelle du Cran n'avaient pas suffi, le spectacle du jour de foire, qui m'attendait à Châteauneuf-du-Faou, était bien fait pour raviver les illusions nécessaires. J'entre dans le bourg à travers l'encombrement des voitures et des piétons, et je ne vois pas tout d'abord le vrai aspect de Châteauneuf, bâti en amphithéâtre sur le haut versant d'une colline au-dessus de la vallée de l'Aulne. Je vois bien l'espace lumineux, le grand ciel, la verdure, et le premier plan découpé par les maisons et l'église, où une messe se termine devant les fidèles du dedans et ceux du dehors, à genoux devant le porche. Mais la vision est confuse, le paysage fait ici le fond d'un tableau vivant qui prend toute mon attention. La foule emplit la route à flanc de coteau et toutes les rues qui descendent vers le champ de foire. De la hauteur où je suis, j'aperçois ce champ de foire tout grouillant de gens et de bêtes, si débordant que l'on peut croire impossible d'y pénétrer. Pourtant, de nouveaux arrivants, sans cesse, se faufilent dans ce bloc compact et remuant, d'où monte vers moi une rumeur faite de piétinements, de paroles, de plaintes d'animaux. A mon tour, je me fais place à grand'peine dans cette mêlée, je vais pas à pas, me glissant à travers les groupes de marchands et d'acheteurs, d'animaux couchés ou debout. Je passe tout de même, vais d'un bout à l'autre du champ. Tous les paysans des environs sont là, évidemment, et je ne m'étonne plus si les champs étaient presque déserts tout à l'heure, autour de la chapelle du Cran. Ils sont venus, de tous les hameaux, de toutes les fermes, menant avec eux la bête qu'ils ont patiemment élevée. Ceux-là n'ont pas le temps de s'arrêter au milieu de leur labeur pour se poser des questions inutiles, pour se demander la signification des choses et la raison de l'existence, tous les pourquoi et tous les comment que nous nous adressons à nous-mêmes sans cesse, et auxquels nous ne pouvons pas faire de réponse. Eux, qui vivent au milieu de la nature, font partie de la vie, obéissent sans y songer au mouvement qui entraîne tout à travers l'alternance régulière des saisons et des heures. Peut-être, au crépuscule, quand les ombres s'allongent, que les aspects deviennent indistincts, que les brumes blanches traînent par les prairies, au bord des étangs et des marécages, l'un deux s'interroge-t-il sur ce mystère qui l'environne. Mais la question se formule à peine à travers son esprit, harassé par son corps. Il suit d'un pas pesant son chemin d'habitude, il regarde comme tous les jours son horizon circonscrit par sa maison, ses arbres, le clocher, il voit passer la diligence ou il entend le coup de sifflet du chemin de fer. Il ne réfléchit pas davantage sur le destin de l'homme. Il va vers sa chaumine où l'attend sa soupe, et tout de suite le sommeil le prendra. Au lendemain, dès l'aube, réveillé avec le soleil, il retrouvera son activité, reprendra ses occupations où il les a laissées. Tranquillement, par l'effort sans cesse ajouté à l'effort, posément, avec la sécurité, la sûreté du recommencement et de la monotonie, il fera de la vie, année par année, jour par jour, minute par minute, de la même manière lente et invariable que la nature. Le résultat de son labeur, il l'apporte avec lui à la foire de Châteauneuf-du-Faou. C'est le porc dont la graisse ballotte dans la charrette, c'est le veau dont les quatre pattes sont rassemblées, liées d'un seul trait, c'est la vache tirée au bout d'une corde, c'est le cheval mené par la bride, c'est la poule et le canard dans un panier. Voilà l'œuvre d'art et le chef-d'œuvre de l'homme dés champs, et voilà aussi sa contribution à la vie sociale. Il prend part à l'échange, il se relie à l'ensemble des hommes, il nourrit les cités. Sur ce champ de foire où je vais et viens à travers les groupes pressés, se voit distinctement la fonction du paysan. Le spectacle est d'un pittoresque particulier, d'un pays et d'une race, mais il est aussi pourvu d'un caractère immuable, il fait songer aux campements des nomades, il évoque les formes et les senteurs de la terre nourricière, les verts pâturages, les troupeaux errants, l'étable chaude. Comment dater le tableau que j'ai sous les yeux? J'aperçois bien que je suis en Bretagne, je vois les visages et j'entends les voix. Mais quelle Bretagne? Est-ce celle d'aujourd'hui, celle d'il y a cent ans, celle d'il y a cinq cents ans? Il serait bien difficile de dire les différences. Les hommes et les femmes n'ont pas plus changé que les animaux. Ce sont les mêmes visages que l'on voit aux verrières des églises et aux sculptures des calvaires. C'est à la fois le Moyen Age et la Chouannerie. Les saintes gothiques, aux robes rigides, voisinent avec les soldats de La Rochejaquelein et de Charette, en vestes blanches, en peaux de mouton et de bouc, en chapeaux à larges bords. La majorité de cette foule est calme, immobile. Les gens ne font que les gestes nécessaires, restent sans bouger auprès de leur bétail. S'il survient un acheteur, le marché se débat en paroles rares. L'acheteur palpe la bête, lui ouvre la bouche, interroge brièvement. Le vendeur répond et attend. Quelques-uns, pourtant, sont démonstratifs, s'agitent, pérorent, essaient de convaincre. L'animation augmente, la gaieté bretonne s'épanouit enfin, excitée par le déjeuner, le café, les bols de cidre et les verres d'eau-de-vie qui arrosent les marchés conclus. Les auberges et les hôtelleries exhalent leurs odeurs de rôti et leurs parfums de boisson. Le champ de foire fume de tout le poil et de tous les excréments de ses animaux, chante un hymne de nature par les beuglements, les cris rauques, les plaintes, les appels, les murmures de ce troupeau de bêtes passives, fait entendre la rumeur sociale par le bruit des conversations. La beauté du travail et de la vie domine tous les détails, s'épanouit sous la lumière du doux après midi. La vallée de l'Aulne, largement ouverte sous la bourgade, est tout illuminée de la dorure du soleil d'été. La terre sereine, avec ses verdures, ses champs, ses moissons, est le décor de fond de ce drame humain, fait d'espoirs et d'inquiétudes, d'intérêts et de sentiments.
Le champ de foire quitté pour les rues environnantes, c'est le marché aux chevaux, des blancs, des noirs, des alezans, des bais, des gris pommelés, bêtes courtes, bien ramassées, solides et nerveuses, pour la plupart, guignées par l'œil rusé des maquignons. L'affluence est grande aussi, mais on peut passer plus aisément, à distance des mouvements brusques et des ruades. Ailleurs, c'est la vaisselle étalée sur le sol. Ailleurs encore, c'est l'étalage des étoffes, des vêtements, des cotonnades. Un groupe s'est formé à l'entrée d'une ruelle : il entoure une marchande de chansons, épaisse de corps, basse sur jambes, à la face de curé bon vivant, le nez chaussé de lunettes, et qui déclame sur un ton de mélopée la dernière production d'un poète local. La récente catastrophe est le sujet de la complainte : Distruisant-der ar Martinik.

Il y a une quarantaine de couplets, et les hommes, les femmes, les enfants, assemblés autour de la marchande qui s'égosille, écoutent ou suivent les paroles sur la feuille de deux sous, ornée d'anciennes vignettes, imprimée à Quimper, et signée Kolaïk P. C'est le journal d'avant le journal, la gazette ambulante du carrefour et de la place de l'église. Il faut croire que cette feuille chantée a encore sa raison d'être en Bretagne, car il y a foule autour de la commère, et la complainte est dans toutes les mains. La musique sans doute y est pour beaucoup, et c'est, en somme, le même attroupement qu'à Paris autour du marchand de romances, qui apprend l'air nouveau aux ouvrières du faubourg réunies en cercle autour de lui. Toutefois, ce n'est pas seulement ici la romance. C'est le fait du jour. Et il faut bien songer qu'il est venu aujourd'hui, à Châteauneuf-du-Faou, des gens qui ne lisent jamais un journal, qui vivent dans des chaumières, au plus désert de la contrée, en pleins champs, loin de tous les bruits de la ville, même de la plus petite ville, de la plus sourde et muette des petites villes, de la plus endormie, de la plus silencieuse. A peine ces isolés attrapent-ils sur la route un mot de ce qui se passe ailleurs. Je crois bien qu'ils ont pu entendre parler de la catastrophe de la Martinique, et j'ai déjà dit que l'éruption de la montagne Pelée était une des grandes préoccupations des gens de Bretagne. Mais précisément, ils sont friands de détails sur une telle affaire, et je ne suis pas surpris de les voir en rangs serrés, la mine grave, les yeux fixes, ne perdant pas un mot du récit de la terrible aventure. Tous ont l'inquiétude du drame lointain, de son bruit grondant et de sa flamme. 

L'église et la chapelle de Châteauneuf ne valent que par l'admirable paysage dont elles font partie.

Pendant quelque temps encore, je regarde cette large ouverture où pourrait couler un fleuve. La route reprise, c'est la fin du jour lorsque j'arrive à Pleyben ..."

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* Bernard Tanguy (1992) : "Le château qui a donné son nom à cette paroisse, créée sur la paroisse bretonne primitive de Plonévez-du-Faou (cf. ce nom) et appartenant au pays du Faou, se dressait sur l'éperon rocheux dominant l'Aulne et le Pont-du-Roi. Commandant le passage de la rivière, il était établi, en outre, au bord de l'ancienne voie romaine de Carhaix à la pointe du Raz. Il était déjà ruiné en 1440 quand fut bâtie à son emplacement la chapelle Notre-Dame des Portes. L'église paroissiale, elle-même autrefois dédiée à la Vierge, était appelée aux XVIe et XVIIe siècles Notre-Dame de Trémaven (du vieux-breton treb "village" ou "quartier", et d'un nom d'homme, Mawen), sans doute pour la distinguer de la précédente.

Siège d'une ancienne trêve, aujourd'hui village de la commune, Le Moustoir, Moustoer en 1535, a sa chapelle placée sous le patronage de saint Ruelin (ou mieux Rivelen). Evêque donné comme successeur de saint Tugdual à la tête du diocèse de Tréguier, il est fêté dans la liturgie du diocèse de Cornouaille le 28 février. Même si l'utilisation du breton mouster "monastère, ermitage" ne semble s'être répandu en toponymie qu'à partir du XIè siècle, l'existence en ce lieu de substructions et de tuiles romaines témoigne d'une occupation très ancienne du site. 

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Patrimoine. Archéologie

seules les fenêtres ouvertes ont des liens actifs

Le bourg Ar bourg
Eglise saint Julien (1737-1878) Iliz sant Juluan
Chapelle saint Ruelin (Ruellin), au Moustoir  
Chapelle Notre Dame du Vieux-Marché  
Chapelle Notre Dame des Portes (1892)  
Camp de Lesneven  
Roz ar Porzou  
Calvaire du Moustoir  
Calvaire de Béron  
Calvaire de Kroaz-Quenquis  
Le Pont du Roy (XIXè) Pont ar Roue

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Étymologie

* Marteville et Varin (1843) : "Les Bretons prononcent Castel-Névez-ar-Fau; or, fau ou phao signifie hêtre."

* Bernard Tanguy (1992) : " Castellum novum, XIIe s.; Castrum novum, 1217; Castrum novum in fago, v. 1330, 1368; Chasteauneuf du Fou, 1391; breton Kastell ne(v)e.
Le château qui a donné son nom à cette paroisse, créée sur la paroisse bretonne primitive de Plonévez-du-Faou (cf. ce nom) et appartenant au pays du Faou, se dressait sur l'éperon rocheux dominant l'Aulne ... 

* Éditions Flohic (1998) :  "de Castellum novum, au XIIè siècle, puis Castrum Novum in fago au XIVè siècle, le château neuf du pays de Faou ou Paou, en latin pagus, pays".

* Hervé Abalain (2000) : "Castrum novum in Fago vers 1330; Faou < Pou, du latin pagus, 'pays', Pagus en Fou au XIè siècle : le pays du Faou".

* Daniel Delattre (2004) : "Castellum Novum au XIIè; Chasteauneuf du Fou au XIVè; Châteauneuf-du-Faou depuis 1958". 

Personnes connues Tud Brudet
Paul SERUSIER

Peintre

( --- 1863 / Morlaix, 1927)

 

Armorial Ardamezeg
         
Famille du Faou        

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù
Jumelage avec Southbrent, Angleterre  
Jumelage avec Chinchon, Espagne  

Communes du canton de Châteauneuf-du-Faou  Parrezioù kanton Kastell-Nevez-ar-Faou
Châteauneuf-du-Faou Kastell-Nevez-ar-Faou
Collorec    
Coray    
Landeleau    
Laz    
Leuhan    
Plonévez-du-Faou    
Saint-Goazec    
Saint-Thois    
Trégourez    

Communes limitrophes de Châteauneuf-du-Faou Parrezioù tro war dro Kastell-Nevez-ar-Faou
Plonévez-du-Faou Spézet Saint-Goazec Laz Saint-Thois Lennon

Sources; Bibliographie :

* OGEE : Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne; vers 1780; 

* MARTEVILLE et P. VARIN, continuateurs et correcteurs d'Ogée, en 1843.

* M.N BOUILLET : Dictionnaire Universel d'Histoire et de Géographie. Librairie L. Hachette et Cie. Paris. 1863.

* Adolphe JOANNE : Département du Finistère. Hachette. 1878.

* Gustave GEFFROY : La Bretagne. Librairie Hachette. 1905. Réédition Jean-Pierre Gyss. 1981.

* René COUFFON et Alfred LE BARS : Répertoire des Églises et chapelles du Diocèse de Quimper et de Léon. 1959. Réédition Conseil Général du Finistère. 1988.

* Éditions Albin-Michel : Dictionnaire Meyrat. Dictionnaire national des communes de France. 1970.

* Petit Larousse Illustré. Librairie Larousse. 1979.

* Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère. Chasse-Marée. Ar Men. 1990

* Éditions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Finistère; 1998.

* Hervé ABALAIN : Les noms de lieux bretons. Universels Gisserot. 2000.

* Michel FROGER et Michel PRESSENSE : Armorial des communes du Finistère. Froger SA. 2001.

* Daniel DELATTRE : Le Finistère. Les 283 communes. Éditions Delattre. 2004.

Liens électroniques des sites Internet traitant de Châteauneuf-du-Faou / Kastell-Nevez-ar-Faou

* site communal : 

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

* pour le blason de Châteaulin : composition JC Even sur logiciel Genheral5

* Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3

hast buan, ma mignonig, karantez vras am eus evidout vas vite, mon petit ami, je t'aime beaucoup

go fast, my little friend, I love you very much

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